Ousmane Sonko plaide pour la “transparence”, la “réforme de la justice” et la fin de l’influence de l’argent en politique. Entre règlements de comptes et déballages, le leader du Pastef Ousmane Sonko a fait du Ousmane Sonko.
Lors du Tera Meeting tenu ce samedi 8 novembre 2025 à Dakar sur l’Esplanade du stade Leopold Sédar Senghor, le Premier ministre et président du parti Pastef, Ousmane Sonko, a axé son discours sur la “transparence”, la “bonne gouvernance” et la “moralisation de la vie publique”.
Le leader des Patriotes a insisté sur la nécessité de sanctionner tout détournement de fonds publics, de lutter contre l’influence de l’argent sale en politique et de mettre fin aux dérives observées dans la justice et l’administration.
Dans une charge virulente contre l’ancien régime, Ousmane Sonko a dénoncé ce qu’il qualifie de « haute trahison d’État » à propos de la dette cachée, appelant à des poursuites judiciaires contre les responsables présumés. Il a également réclamé la dissolution de l’Alliance pour la République (APR), le parti fondé par l’ancien président Macky Sall, qu’il a décrit comme un « parti criminel » n’ayant plus sa place dans le paysage politique sénégalais.
Le Premier ministre a par ailleurs plaidé pour une réforme en profondeur de la justice sénégalaise, affirmant qu’elle doit « appartenir au peuple » et fonctionner de manière impartiale. Il a réaffirmé sa politique de « tolérance zéro » face aux dérives et aux insultes publiques, tout en dénonçant la persistance d’un « système » enraciné dans l’administration.
Sur le plan politique, Ousmane Sonko a tenu à rassurer sur la stabilité de la Coalition Diomaye-Président, affirmant que le Pastef n’a pas l’intention de la quitter. Il a précisé que la nouvelle structuration politique se fera autour de Pastef, mais demeurera ouverte à toutes les forces respectueuses des valeurs du “jub, jubbal et jubbanti” (justice, droiture et transparence).
S’adressant à ses militants, il a appelé à l’unité et à la discipline, exhortant chacun à éviter les querelles internes et la course aux postes. Il dit : « Pastef n’est pas un parti d’argent », invitant ses partisans à rester fidèles aux idéaux qui ont fondé leur mouvement.
« Un allié sincère ne cherche pas à semer la division entre le Président de la République et son Premier ministre », a-t-il ajouté, faisant allusion aux récentes déclarations de responsables politiques de la mouvance Présidentielle.




















