Le nombre de cas de la fièvre de la vallée du Rift au Sénégal passe à 21 dont 7 décès. En effet, à l’exception de Pété, tous les districts de la région de Saint‐Louis sont touchés. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique appelle à une mobilisation communautaire.
Signalée dans la zone Nord, la fièvre de la vallée du Rift connaît une progression inquiétante. Selon Libération, c’est ce qui ressort d’une réunion de coordination présidée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique ce dimanche à Saint‐ Louis.
D’après Dr Ibrahima Sy, à l’exception de Pété, les districts sanitaires de la région de Saint‐ Louis ont enregistré, à date, un total de 21 cas dont 7 décès. «C’est seulement à travers une mobilisation citoyenne, une mobilisation communautaire avec l’engagement des agents de santé communautaire qu’on pourra ralentir le rythme de cette maladie », a affirmé le Dr Ibrahima Sy.
Face à cette situation, une réunion du Co‐ mité national de gestion des épidémies (Cnge) est prévue ce lundi. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la fièvre de la vallée du Rift est une zoonose virale qui touche principale‐ ment les animaux mais peut aussi toucher l’être humain. Chez l’animal comme chez l’être humain, l’infection peut provoquer des symptômes graves. Elle entraîne des pertes économiques considérables, liées à la mort et à l’avortement d’animaux dans les troupeaux infectés.
Le virus de la Fvr appartient au genre Phlebovirus. Il a été identifié pour la première fois en 1931 lors d’une enquête sur une épidémie touchant les moutons dans la vallée du Rift, au Kenya.
Dans la plupart des cas, l’infection chez l’être humain résulte d’un contact direct ou indirect avec du sang ou des organes d’animaux contaminés. Le virus peut se transmettre à l’être humain lors de la manipulation des tissus animaux au cours de l’abattage ou de la découpe…




















