Elections locales, éducation : Les vérités crues de Serigne Khadim Gaydel lors du Gamou 2021

Serigne Khadim Lo Gaydel a tenu un discours de haute facture comme à l’accoutumée et qui était très attendu. De fait et en règle générale ; le guide religieux de Thiès, avare en mots, n’intervient officiellement que deux fois dans l’année lors de la célébration du Magal et du Gamou.

Pour cette année ; ce fut devant un parterre de disciples venus de tous les horizons pour communier cette tradition. A noter également la présence de la classe politique de tous bords dans un contexte pré-électoral avec les municipalités de Thiès qui se profilent à l`horizon.

Remerciant d’abord toute l’assistance de l’attente jusqu’à une heure si tardive, le maître des lieux a d’emblée insisté sur l’importance de cette célébration qui marque la nuit de naissance du prophète Mohammed (Psl).
Pour lui nous voilà réunis pour célébrer le moment de naissance comme le veut la tradition de son serviteur exalté Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul.

Le fondement d’une telle action doit tout simplement se poser sur le postulat de l’amour inégalable que le musulman lui vaut ; lui qui a acquis la précellence alors que l’aïeul était encore enveloppe dans la boue.

Louange à Dieu qui a sort des ténèbres de l’égarement vers la guidance et a arrosé la terre par la pluie de la justice Mohamedienne. Pour chaque musulman la célébration du prophète des prophètes est une obligation ne serait que comme le dirait l’autre : à toutes les échelles ou l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut le plus grand ? Dieu a ordonné à sa communauté de le glorifier, leur intimant l’ordre de prier sur lui ; leur interdisant d’élever leur voix en sa présence et de le précéder dans la marche. D’où la démarche du vénéré Cheikhoul Khadim qui voulait que chaque jour, chaque minute, chaque instant soit un moment de Gamou.

Au-delà de tout il insiste que le prophète – Élu dans son action est une âme dirigeante d’un mouvement qui eut une force historique inimaginable.
C’est l’histoire d’un homme qui posa des actes nobles constructifs d’un monde nouveau. Les actes moraux, sociaux et politiques de vie quotidienne qu’il posât de la grotte de Hira à la grotte de Thaur, du sanctuaire de la Kaaba au marché de Taëf sont la base d’un mouvement révolutionnaire laissée à la postérité pour que le monde en apprenne. C’est en cela il faudra comprendre ces vers de Cheikhoul Khadim dans Muhaahhibu Naafiah ; Xad fakka kabla xab bachcha fadla
Faa durru wa llaa Waa nnufhu jaa i.
Il a brisé les chaînes de l’esclavage et a propagé la paix. Le mal s’est dissipé et la bienveillance est arrivée.

Revenant sur les troubles que subit le monde musulman ; le petit fils de Serigne Modou Isseu Lo dit déplorer que les musulmans continuent à se battre entre eux du Soudan au Yémen en passant par le Mali. Or le monde musulman a besoin d’inculquer les valeurs de confiance, de fraternité, de justice d’équité, du pardon , mais par-dessus tout, c’est l’injonction à la paix.
La paix n’est pas seulement la sécurité physique ou l’absence de guerre ou de conflit, c’est aussi comme il l’a souvent réitéré un ajustement de soi, une orientation harmonieuse de l’individu d’une part vers son créateur et d’autre part, envers ses semblables.
Il poursuivit en disant que la paix devrait d’abord provenir du cœur, nul ne peut être en paix avec son frère sans être en paix avec lui-même et personne n’est en paix avec lui-même, sans être en paix avec son Créateur.
Pour Serigne Khadim Lô ; il semble y avoir un système de deux poids deux mesures dans le traitement de l’information affligée aux discours religieux d’une part et d’autre part des discours faisant la promotion de croyances venues d’autres cieux allant à l’encontre de nos valeurs cardinales.
La vie et l’œuvre des vénérables guides religieux tel que Cheikh Ahmadou Bamba ; Maam El Hadj Malick Sy ; El Hadj Oumar Foutiyou Tall ; doivent plutôt faire école au lieu pour certains de tenter de les jeter aux anathèmes.

Par conséquent, il devient urgent de faire exister dans la conscience collective de ce pays une volonté manifeste de les protéger au lieu de ceux qui font la promotion d’actions contre nature ou de la franc-maçonnerie par exemple.
Abordant le sujet du système éducatif pour lequel il déplore sa dégradation ; Borom Ndame a mis l’accent sur le caractère sacré de l’éducation.
Revenant sur l’actualité du moment en général à ce sujet, il précise que lui en particulier, dont le nom est toujours associé à cette jeunesse (ce dont il est fier) ne peut nonobstant que remettre en cause certaines pratiques qui ressembleraient même à un sacrilège et qui voudraient qu’on exerce une certaine violence physique dans les salles de classe ou alors que l’on agresse des enseignants qui par excellence sont les dépositaires des temples de savoir.
Commentant une forte actualité de l’instant ; il note qu’on ne devrait pas faire que tout semble se conjuguer en termes de la violence dans le discours politique. Pour le cas particulier de la Jeunesse de Thiès ; Serigne Khadim Lo Gaydel qui dans le passé a eu à faire remarquer de ces morts d’hommes conjuguées aux destructions ont bien heureusement épargné la ville de Thiès. La liberté de manifester pouvant de faire des deux côtés sans exactions et extrémismes. Ainsi il a plaidé pour un retour aux valeurs morales de tous. Il a aussi exhorté la jeunesse à faire un volte-face vers la discipline ; et dès lors bannir certains faits que d’aucuns qualifieraient même de “ comportement petit néogrec “ de faire donc preuve de “ yaar ak têguine”
Parlant des échéances électorales locales à Thiès qui se profilent ; Serigne Khadim Lô note qu’il est encore tôt pour qu’il choisisse un candidat. Deux jours auparavant il avait fustigé le fait que la presse ait voulu déformer ses propos en lui faisant dire qu`il avait déjà eu son candidat favori. Pour lui, tel n`est pas le cas. Il trouve beaucoup de qualités a Maodo Malick Mbaye dont on lui affilié ; mais précise qu’il est toujours au stade de l’écoute des candidats pour la mairie de Thiès. Au demeurant il note avec un brin d’humeur préfèrerait choisir un candidat soucieux de l’avenir de la cité de Baghdad sa bourgade et qui voudrait bien venir y boire le café Touba le soir. Nonobstant il dit déclarer être déçu de l`action du maire actuel qui n’a fourni aucun effort pour la réussite du Gamou




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