Éducation : 85 lycéens formés sur les mathématiques

Le réseau des clubs scientifiques du Sénégal en partenariat avec animaths et Campus France viennent de clôturer, ce samedi au Centre Culturel Blaise Senghor, une session de formation de 35 heures sur les mathématiques.

Cette formation à l’intention de 85 lycéens issus de 8 établissements a pour objectif de contribuer au travail de recherche, l’esprit de groupe entre élèves et faciliter l’intégration des lycées.

Selon le coordonnateur du réseau des clubs scientifiques du Sénégal, Alioune Badara Goré Sow, cet atelier scientifique entamé le 25 mars dernier pour une durée de 35 heures en faveur des lycéens est une première au Sénégal. Généralement, ces genres de rencontres étaient destinées aux étudiants qui préparaient leurs thèses ou doctorats.

Pour le coordonnateur, les mathématiques sont à la base des sciences et il faut bien les maîtrisées pour faire la science. C’est tout le sens de l’organisation de cet atelier.

Le Sénégal ne regorge pas assez de scientifiques, le taux est très faible, 30% contre 70 % de littéraires. Ainsi, l’objectif est de renverser la tendance pour avoir plus de scientifiques. “Après cet atelier trois clubs Sénémaths (Sénégal mathématique) ont été mis en place. Il s’agit celui de Hanne Marie Javouhey, le Lycée Seydou Nourou Tall et le club du lycée Seydina Limamou Laye qui vont mener différentes activités dans leurs établissements pour booster les sciences.

La présidente d’honneur de l’Association des femmes pour la promotion des sciences et de la technologie au Sénégal, Madame Rufina Dabo Sarr s’est réjouie de cette initiative qui contribue à rendre ludique l’apprentissage des mathématiques car les élèves ont souvent un désamour avec cette discipline. “C’est une méthode didactique qui peut démystifier [les équations des d et y] des mathématiques”

Selon madame Sarr, au Sénégal, on note une sous représentation des filles et des femmes dans les filières et carrières scientifiques. Elle appelle ses consœurs au travail pour changer la donne.

D’ailleurs, elle souligne que le gouvernement a pris la décision d’inverser la tendance en faveur des disciplines scientifiques. Leur but est d’avoir 70% de scientifiques contre 30% de littéraires ou au moins équilibré les deux disciplines.

 

 

 

         Abdoul BABA

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