Il y a une vie imposée par l’apparition de la pandémie de Covid-19. Pris au dépourvu par cette maladie peu connue des spécialistes de la santé et avec ses multiples vagues, le monde a été obligé de se réinventer pour faire face à son quotidien tourmenté et se préparer à l’avenir.
Il était impossible de se regrouper pour travailler et étudier. Les citoyens ont été confinés chez eux pour échapper à la contamination surtout que, selon l’Oms, cette pandémie représente la plus grande crise sanitaire mondiale à laquelle l’humanité est confrontée depuis plus de cent ans.
Outre le défi immédiat en termes de santé publique, il est connu que les conséquences de cette pandémie sont profondes. Elles sont d’ordre économique, social et politique et ont même abouti en 2020 à une récession mondiale. Les confinements et les restrictions ont contraint l’homme à repenser la vie.
La Covid-19 a imposé à l’humanité une nouvelle prise de conscience pour se relancer et se maintenir. Se réinventer afin de s’adapter du mieux qu’elle le pourra face aux nombreux défis. Le télé-enseignement, en latence depuis des années, s’est imposé à tous et a permis d’éviter l’arrêt de la chaîne de distribution du savoir et par ricochet, rompre la chaîne de contamination.
La pandémie de Covid-19 nous a obligés en 2020, à s’orienter vers l’enseignement à distance pour sauver notre école. C’est une innovation majeure rendue possible grâce au numérique et aux technologies de l’information et de la communication.
+
En effet, avec les tics, nous sommes passés du présentiel à l’enseignement en ligne. Des concepts tels que « apprendre à la maison », « radio-école » ont vu le jour au Sénégal, même si cette stratégie relancée par la Covid-19 existait auparavant. La méthode a été expérimentée par le Ministère de l’Education nationale. Aujourd’hui, le numérique insuffle une nouvelle dynamique dans de nombreux secteurs d’activités et surtout de l’éducation en particulier.
Apprenants et enseignants se sont tous familiarisés avec des plateformes technologiques créées pour éliminer les frontières et transformer le monde non pas en village planétaire, mais en chambre planétaire. Apprendre sans se rendre à l’école est devenu possible avec des logiciels et des applications en ligne.
À travers ces cours en ligne, la mobilité est réduite. Avec un simple smartphone ou un ordinateur ou encore une tablette, l’apprenant peut suivre un cours sans se déplacer. Ainsi, « de l’homo faber à l’homo sapiens, nous voici maintenant à l’ère de l’homo numericus, une étape du développement de l’humanité où l’activité humaine s’organise autour des technologies et des outils numériques » pour reprendre Wack Ndiaye. Ce dernier est le Coordinateur Technique de l’ADIE, Chef de Projet Smart City « Ville Sure » du programme Smart Sénégal, également Chef de Projet PASSANT (Projet d’Appui Structurel à la Stratégie d’Aménagement Numérique du Territoire).
Selon l’expert en Tic, «cette transformation digitale de l’humain et de ses habitudes, même si on n’y prête pas attention, est devenue une scène banale de la vie contemporaine lorsque les individus dans une file d’attente, dans un restaurant, dans les transports en commun, ou même en groupe ont tous les yeux rivés sur leurs objets connectés (téléphones, smart watchs, tablettes…).
Ils lisent les nouvelles, jouent au dernier jeu à la mode ou écument les réseaux sociaux. Ce qui prouve que nous sommes presque tous devenus des Homo numericus, une espèce connectée en permanence, ne voulant plus rien manquer de ce qui se passe dans le monde et sur les réseaux sociaux».
Cependant, dans un pays sous développé, des manquements liés à la connexion internet et surtout à la couverture se posent sans équivoque. Et, l’utilisation à bon escient des outils est un défi à relever. Il faut donc s’adapter pour rester compétitif.
Par Djiby DEM – Journaliste






















