Diamniadio, 24 juillet 2025 – Dans le cadre de sa mission de formation continue et de promotion d’un syndicalisme constructif, la coordination de l’Université Amadou Mahtar Mbow (UAM) du Syndicat Autonome des Travailleurs des Universités et Centres Universitaires (SATUC) a organisé ce jeudi un atelier de renforcement des capacités à l’Annexe 1 du Rectorat, à Diamniadio.
Destiné aux personnels Administratif, Technique et de Service (PATS) du Rectorat et du CROUS, cet événement a réuni plusieurs acteurs du secteur de l’enseignement supérieur autour d’un thème crucial : « Droits et obligations des travailleurs des universités pour un service public de qualité ».
Un panel d’experts au service du syndicalisme responsable
Animée par M. Djibril Diallo, Inspecteur du travail et de la sécurité sociale et M. Ablaye Ndoye, Contrôleur du travail et de la sécurité sociale, la session a permis d’approfondir la compréhension des enjeux liés aux droits, obligations, devoirs et statuts des travailleurs de l’administration des universités. La modération a été assurée par M. Georges Diodj Ndour, Chef des services administratifs de l’UFR-TECNA.
Un syndicalisme tourné vers la formation et la responsabilité
Le coordinateur de la section SATUC de l’UAM, Abdoul Baldé, a souligné l’importance de l’initiative. Selon lui, « l’objectif, c’est de participer au renforcement des capacités des personnels administratifs, techniques et de services. (…) Il est important que les travailleurs s’adaptent au contexte actuel en se formant en permanence, en cherchant toujours à être meilleurs »
Il a affirme que cette démarche s’inscrit dans une volonté de transformer l’image du syndicalisme traditionnel, « souvent, on attend les syndicats sur le chemin de la grève, de la revendication. Nous voulons montrer un autre visage du syndicalisme, un syndicalisme responsable, où l’on cherche à améliorer fondamentalement le niveau de nos membres ». Abdoul Baldé a par ailleurs appelé à un équilibre entre les droits syndicaux et les exigences professionnelles. « Décréter un mot d’ordre de grève de deux jours, c’est différent d’enchaîner quinze jours ou un mois de grève partielle, ce qui plomberait l’institution. (…) Il s’agit d’allier le droit que nous offre la Constitution et la conscience professionnelle, afin que notre outil de travail ne soit pas dénaturé », a-t-il dit.
Le Secrétaire général adjoint du SATUC National a, pour sa part, replacé cette initiative dans les orientations stratégiques du syndicat. Ce dernier déclare que
« cette session de formation s’inscrit dans les missions traditionnelles du SATUC et des syndicats de manière globale. (…) Nous ne sommes plus à l’ère du syndicalisme classique porté uniquement sur les revendications. Le SATUC prône aujourd’hui un syndicalisme de développement ».
Il a également souligné l’importance d’une telle préparation dans le contexte de l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANTESRI) récemment lancé par le chef de l’État Bassirou Diomaye Diakar Faye.
Dans ce cadre, le syndicaliste soutient : «il faut outiller nos camarades pour faire face aux changements à venir, notamment en matière de digitalisation et de réformes indispensables dans notre système d’enseignement supérieur ».
Une initiative saluée par les autorités de l’université
Le Secrétaire général de l’UAM, M. Mbaye Dione, s’est félicité de la pertinence de l’atelier. Il dit : « quand on parle de syndicat, la première chose à laquelle on pense, c’est la grève ou les revendications, ce qui est légitime. Mais il est aussi de la responsabilité des syndicats de participer à la formation et à l’encadrement des membres ».
Appréciant la qualité du thème abordé, Monsieur Dione a encouragé la pérennisation de l’initiative, appelant à faire en sorte que celle-ci s’inscrive dans la durée et que la qualité du service public soit au cœur des priorités…



























