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DPG : Ousmane Sonko écarte toute crise institutionnelle et défend les prérogatives de l’Assemblée nationale

Ousmane Sonko - Président Assemblée nationale
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À l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, ce mardi, le président de l’institution parlementaire, Ousmane Sonko, a tenu à clarifier le fonctionnement de la session et à répondre aux spéculations faisant état d’éventuelles tensions entre les institutions.

Ousmane Sonko a rappelé que cette session extraordinaire est consacrée à un seul point : la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre. En conséquence, la session prendra fin dès l’épuisement de cet ordre du jour.

« Puisqu’il n’y a qu’un seul ordre du jour, la séance sera clôturée immédiatement après la DPG, la Déclaration de politique générale de Monsieur le Premier ministre », a-t-il dit devant les députés.

Le président de l’Assemblée nationale s’est ensuite voulu ferme face à ceux qu’il considère comme les « promoteurs » d’une crise institutionnelle qu’il juge inexistante. « Il n’y a pas de tiraillement, il n’y a pas de tensions. Il y a le fonctionnement normal des institutions », a-t-il martelé.

Pour Ousmane Sonko, les textes qui encadrent les rapports entre les différentes institutions sont suffisamment clairs et doivent être appliqués. « Les textes sont très clairs. Ils seront appliqués autant qu’il le faudra », a-t-il assuré, appelant ainsi les députés à exercer pleinement les responsabilités qui leur sont confiées.

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Pour illustrer son propos, le président de l’Assemblée nationale s’est référé à l’expérience française, dont le Sénégal s’inspire en partie dans son organisation institutionnelle. Il a notamment cité les trois périodes de cohabitation en France, entre 1986 et 1988, 1993 et 1995, puis 1997 et 2002.

Selon lui, ces périodes, marquées par des majorités politiques différentes entre le président de la République et le gouvernement, n’ont pas débouché sur une crise institutionnelle. « Cela n’a pas mis la France dans une crise. Il n’y a pas eu de tiraillement autre que le débat politique », a-t-il soutenu.

Ousmane Sonko a par ailleurs mis en garde contre toute tentative visant à faire croire aux Sénégalais qu’une crise institutionnelle serait en cours. « Je ne voudrais pas, aujourd’hui, qu’on essaie de tromper les Sénégalais en essayant d’installer une crise qui n’existe pas », a-t-il déclaré.

Le président de l’Assemblée nationale a enfin réaffirmé la détermination de l’institution parlementaire à exercer pleinement les prérogatives que lui confèrent les textes, tout en respectant les compétences des autres institutions.

« L’Assemblée nationale, tant que nous serons là, exercera la plénitude de ses prérogatives, en respectant les prérogatives de toute autre institution, et les arbitres arbitreront », a-t-il conclu.