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Donald Trump colonise le Venezuela en attendant…

Donald Trump colonise le Venezuela

C’est une nouvelle forme de colonisation qui ne dit pas son nom. Après les frappes américaines sur le Venezuela et la capture de Nicolas Maduro, le tout-puissant Donald Trump affirme que les États-Unis vont être « fortement impliqués dans l’industrie pétrolière du Venezuela » et que Washington va « diriger » la transition dans le pays. Alors que la Cour suprême a ordonné que la vice-présidente Delcy Rodriguez exercera temporairement l’intérim du pouvoir. 

Après les bombardements menés dans la nuit de vendredi 2 au samedi 3 janvier sur Caracas et l’enlèvement du président Nicolas Maduro par les États-Unis, les habitants de la capitale vénézuélienne se précipitent dans les supermarchés pour faire des provisions et restent terrés chez eux. Ils sont partagés entre la sidération et l’inquiétude, rapporte Rfi.

Trump entend « diriger » la transition au Venezuela, Nicolas Maduro incarcéré aux États-Unis.

Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est arrivé samedi sur le sol américain après sa capture par les États-Unis, qui ont annoncé leur intention de « diriger » la transition au Venezuela et d’exploiter ses vastes réserves de pétrole. De son côté, la Cour suprême vénézuélienne a ordonné dans la soirée que l’intérim du pouvoir soit exercé par la vice-présidente Delcy Rodriguez.

Selon le New York Times, un hélicoptère transportant Nicolas Maduro a atterri près de la prison de Brooklyn, le Metropolitan Detention Center, où il doit être détenu.

Un officier de police chargé de la sécurité du périmètre a ensuite indiqué aux manifestants présents devant la prison que Nicolas Maduro avait été transporté à l’intérieur du bâtiment.

Lors d’une conférence de presse tenue avec le secrétaire d’État Marco Rubio, celui à la Défense, Pete Hegseth et le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, Donald Trump ne s’est pas contenté de décrire avec enthousiasme le « succès » de cette intervention. Il a aussi menacé d’autres dirigeants, notamment son homologue colombien Gustavo Petro : « Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. […] Il fabrique de la cocaïne et l’expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses », a-t-il notamment déclaré.

Washington n’avait pas recouru à une intervention aussi directe en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989 pour destituer le chef militaire Manuel Noriega. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les forces spéciales américaines sont intervenues, au milieu de détonations, dans la capitale Caracas et ont enlevé le couple présidentiel. 

Nicolas Maduro et son épouse feront désormais face à la justice américaine, des poursuites pour « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux États-Unis ayant été engagées.

Le Cour suprême du Venezuela a ordonné samedi à la vice-présidente Delcy Rodriguez d’assurer l’intérim du pouvoir, après la capture par les États-Unis du président Nicolas Maduro.

La chambre constitutionnelle de la Cour a statué « que Rodriguez assume et exerce en tant que responsable toutes les attributions, devoirs et pouvoirs inhérents à la fonction de présidente de la République bolivarienne du Venezuela afin de garantir la continuité administrative et la défense intégrale de la nation ». Les juges n’ont pour le moment pas déclaré Nicolas Maduro définitivement absent, ce qui aurait entraîné la convocation d’élections anticipées dans les 30 jours.

« L’illégalité de l’attaque » américaine au Venezuela ne doit pas empêcher que le désormais ex-président Nicolas Maduro réponde des graves violations des droits humains et des crimes contre l’humanité commis par son gouvernement, a estimé une mission des Nations unies samedi.

Cette mission, mandatée depuis 2019 par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU mais qui ne s’exprime pas au nom de l’organisation, souligne dans un communiqué la nécessité de garantir que l’ancien dirigeant vénézuélien rende des comptes sur ces violations, dont des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des tortures.

« Le bilan de longue date du gouvernement Maduro en matière de graves violations des droits humains ne saurait justifier une intervention militaire américaine qui enfreint le droit international », a déclaré Alex Neve, un des membres de cette mission internationale. « De même, l’illégalité de l’attaque américaine n’atténue en rien la responsabilité évidente des responsables vénézuéliens, y compris de M. Maduro, pour des années de répression et de violence qui constituent des crimes contre l’Humanité. Le peuple vénézuélien exige et mérite des solutions pleinement conformes au droit international », a-t-il ajouté.

Pour le moment, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi matin pour discuter de l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas, a indiqué la présidence somalienne du Conseil.

La réunion d’urgence, qui est prévue à 10 h (15 h GMT) a été demandée par le Venezuela, requête relayée par la Colombie qui vient d’entrer au Conseil de sécurité, ont précisé des sources diplomatiques.

Les États-Unis ont ‍enlevé samedi 3 janvier le président vénézuélien Nicolas ​Maduro qu’ils accusent depuis des mois de se maintenir illégalement au pouvoir et de favoriser le trafic de drogue. Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a laissé entendre que le même sort pourrait attendre d’autres dirigeants dans le monde.