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Donald Trump annonce un projet d’occupation de la bande de Gaza

Donald Trump annonce un projet d'occupation de la bande de Gaza

Donald Trump a annoncé, lors d’une conférence de presse mardi 4 février 2025, vouloir prendre « le contrôle » de la bande de Gaza dévastée par la guerre. Cette proposition pourrait « changer l’Histoire » selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Donald Trump veut prendre « possession » de la bande de Gaza. « Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et nous allons faire du bon boulot avec », a déclaré le président américain mardi 4 février, lors d’une conférence de presse aux côtés de Benjamin Netanyahu, parlant du territoire palestinien comme d’un « chantier de démolition ».

Le président américain a également répété que les habitants de Gaza pourraient aller vivre en Jordanie ou en Égypte, malgré l’opposition de ces pays et des Palestiniens eux-mêmes.

Le président palestinien Mahmoud Abbas rejette « fermement » le projet d’occupation de la bande de Gaza par les États-Unis. Un dirigeant du Hamas, Sami Abu Zuhri, a fustigé les déclarations de Donald Trump sur le déplacement des Palestiniens, estimant qu’elles étaient une « recette pour créer le chaos » au Proche-Orient.

L’ambassadeur palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, a lui appelé les dirigeants du monde à « respecter les souhaits du peuple palestinien » de vivre à Gaza.
Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés a qualifié mercredi 5 février de « très surprenant » le projet d’occupation de la bande de Gaza et de déplacement de sa population, annoncé par le président américain Donald Trump.

« C’est très difficile de s’exprimer sur cette question très délicate », a confié Filippo Grandi lors d’une interview avec l’AFP à Bruxelles. « C’est quelque chose de très surprenant, mais il faut voir concrètement ce que ça signifie », a-t-il déclaré.

Selon le gouvernement français, les déclarations de Trump sont « dangereuses pour la stabilité ».
Les déclarations de Donald Trump sur un projet d’occupation américaine de la bande de Gaza et le transfert des Palestiniens qui y vivent sont « dangereuses pour la stabilité et pour le processus de paix », a affirmé mercredi la porte-parole du gouvernement français Sophie Primas.

« La France est opposée pleinement aux déplacements des populations », a-t-elle expliqué à l’issue du conseil des ministres.

« Nous nous en tenons à notre politique qui est: pas de déplacement des populations, la recherche d’un cessez-le-feu temporaire vers un processus de paix et une solution à deux États » israélien et palestinien, a-t-elle ajouté.
Gaza: selon le gouvernement français, les déclarations de Trump sont « dangereuses pour la stabilité ».
Les déclarations de Donald Trump sur un projet d’occupation américaine de la bande de Gaza et le transfert des Palestiniens qui y vivent sont « dangereuses pour la stabilité et pour le processus de paix », a affirmé mercredi la porte-parole du gouvernement français Sophie Primas.

« La France est opposée pleinement aux déplacements des populations », a-t-elle expliqué à l’issue du conseil des ministres.

« Nous nous en tenons à notre politique qui est: pas de déplacement des populations, la recherche d’un cessez-le-feu temporaire vers un processus de paix et une solution à deux États » israélien et palestinien, a-t-elle ajouté.

Une position appuyée par le ministère français des Affaires étrangères, selon lequel l’avenir de Gaza passe par « un futur Etat palestinien » et non par le contrôle « d’un pays tiers ».
« L’avenir de Gaza doit s’inscrire non dans la perspective d’un contrôle par un Etat tiers mais dans le cadre d’un futur Etat palestinien, sous l’égide de l’Autorité palestinienne », précise le Quai d’Orsay dans un communiqué, en réitérant l’opposition de la France à « tout déplacement forcé de la population palestinienne de Gaza ».

Une telle mesure « constituerait une violation grave du droit international » et « une entrave majeure à la solution à deux Etats », mais aussi « un facteur de déstabilisation majeur pour nos partenaires proches que sont l’Egypte et la Jordanie », où M. Trump a suggéré que les Gazaouis pourraient être déplacés, souligne le Quai.