DIAMNIADIO – Le stade du Sénégal se dévoile

Le stade du Sénégal, dont la construction est en cours, devrait donner une nouvelle dimension à la nouvelle ville de Diamniadio, dont elle a déjà fini de changer la physionomie.

Située à quelques mètres de l’autoroute de l’Avenir, qui relie Dakar à l’aéroport Blaise-Diagne (AIBD) de Diass, l’infrastructure sportive est nichée entre la sphère ministérielle Ousmane-TanorDieng et l’université Amadou Makhtar M’Bow. De loin, sa toiture blanche et son décor frappent l’œil des passants, y compris les moins attentionnés.DIAMNIADIO - Le stade du Sénégal se dévoile

Lancés en février 2020, les travaux du complexe sportif ont réellement commencé en novembre de la même année. Un an après, le chantier connaît une avancée considérable, chose d’ailleurs visible tout autour du chantier. Un chantier dont l’immensité est à l’aune du va-et-vient incessant des camions, des tracteurs, des véhicules et autres engins mobilisés. Perchés sur des grues, des ouvriers défient le vent pour poser des tôles sur le toit.

Debout à l’entrée du portail d’entrée, un employé d’origine turque filtre les entrées et les sorties avec l’aide d’un de ses collègues sénégalais. Ces préposés à la sécurité veillent au grain pour superviser cet immense chantier. A l’intérieur, le remue-ménage des employés et la poussière rouge rendent l’atmosphère difficile. Ici, chacun se concentre sur sa tâche. Partout le silence, tel un mot d’ordre pour les travailleurs turcs et sénégalais de l’entreprise Summa en charge des travaux de l’infrastructure sportive. La société turque qui a déjà fait ses preuves à Diamniadio avec la livraison dans les délais du Centre international de conférences Abdou-Diouf, du Centre international des expositions et de Dakar Arena, est en train de rééditer les performances qu’elle a déjà réussies avec le stade du Sénégal.

En effet, à trois mois de l’inauguration de l’ouvrage, 82 % des travaux sont déjà effectués. Les gros œuvres, étant terminés, les ouvriers s’affairent à finir la pose du toit, le carrelage, la climatisation, la construction de la voirie, entre autres. Venu visiter le chantier, le ministre sénégalais des Sports, Matar Bâ, accompagné du président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, du directeur de la Société de gestion des infrastructures des pôles urbains de Diamniadio et du lac Rose (SOGIP), Gallo Bâ, et de journalistes, semble séduit par le travail déjà réalisé en un temps record. Pendant plus d’une heure de temps, le chef du service infrastructures de la SOGIP, Cheikh Diop, ses collègues et des techniciens de Summa, ont fait visiter le chantier à la délégation conduite par le ministre. Ils se sont rendus dans les vestiaires, les loges, les gradins, la tribune de presse, la salle de presse et le musée Pape Bouba-Diop. Les nouvelles technologies innovantes, qui ont été prises en compte dans la construction du complexe sportif, sont mises en exergue par les techniciens pour se conformer aux standards de la FIFA. Il s’agit de l’installation d’une centrale solaire, d’une station d’épuration pour récupérer et stocker les eaux usées et de pluie pour leur réutilisation, le goal online, la technologie de l’arbitrage par VAR, l’assistance vidéo à l’arbitrage.

Sourire aux lèvres à la fin de la visite du chantier, le ministre des Sports, s’est dit rassuré quant au respect du délai de livraison, fixé au 22 février 2022. ’’Cette visite nous montre effectivement que l’entreprise Summa va respecter les délais de livraison du stade’’, a-t-il dit. Selon lui, le chef de l’Etat, en lançant les travaux du stade, avait voulu répondre aux préoccupations des sportifs avec une infrastructure sportive de dernière génération, répondant aux normes internationales.

Matar Bâ se projette déjà dans l’avenir. Il veut ainsi que les Lions puissent jouer en mars au stade du Sénégal lors des barrages pour le Mondial 2022. « Nous allons anticiper avec la Fédération sénégalaise de football pour que la CAF et la FIFA puissent être saisies, pour que si l’inspection ne se fait pas avant le 22 février, elle soit faite tout juste après, pour permettre à l’équipe nationale de jouer au mois de mars au stade du Sénégal’’, a-t-il expliqué. En attendant la réalisation de son souhait, les ouvriers turcs et sénégalais redoublent d’effort pour livrer le chantier à temps au grand bonheur des acteurs sportifs sénégalais.

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Source APS
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