DÉCLARATION – La société civile sénégalaise pour des élections libres transparentes paisibles et inclusives

Les organisations de la société civile sénégalaise invitent les acteurs politiques à des concertations pour des élections libres transparentes paisibles et inclusives. Dans une déclaration envoyée à la presse ce jeudi 16 juin, la société civile souhaite la désignation par le président de la république d’un expert indépendant.

La société civile regroupée autour du COSCE et de la PACTE composée des organisations (ONG 3D, RADDHO, RESEAU SIGGIL JIGEEN, LSDH, ONDH, URAC, AJED, ANAFA, CERAG, HANDICAP FORM EDUC, DIALOGUE CITOYEN), est vivement préoccupée par la dégradation du climat politique, à quelques semaines des élections législatives du 31 juillet 2022, marqué par de graves risques de confrontation entre le pouvoir et l’opposition.

Selon elle, il est important de noter que L’Alerte de la CENA indiquant dès le début du processus de dépôt, d’analyse et de validation des candidatures, qu’aucune liste de candidats n’avait respecté les délais de dépôt, ainsi que la contestation par l’opposition de l’arrêté du ministre de l’Intérieur portant modalités de contrôle du parrainage et demandant sa suspension devant la Cour suprême, sont à elles seules suffisantes pour montrer que ce processus n’est pas exempt de critiques.

C’est pourquoi, la société civile, tout en renouvelant son appel au calme et à la sérénité aux différentes coalitions et listes de candidats engagées dans la compétition des législatives du 31 juillet 2022, est prête à apporter, comme elle l’a toujours fait, sa contribution pour une solution juste et inclusive à la crise préélectorale qui risque, si l’on n’y prend garde, de compromettre l’organisation d’élections libres, transparentes et paisibles.

À cet égard, convaincue que le Sénégal, a en son sein, les ressources aptes à  trouver les solutions appropriées lui permettant de sortir de cette situation, la société civile se propose d’explorer avec les mandataires des listes de candidats et les autorités, toutes affaires cessantes, la mise en œuvre des pistes suivantes :

⇒Rencontrer immédiatement les différentes listes de candidats en lice pour recueillir leurs opinions et leurs propositions sur la situation ;

⇒Travailler à la désignation par le président de la république d’un expert indépendant sur proposition de la société civile ;

⇒Organiser une concertation entre les différentes listes de candidats sur la base d’un rapport présenté par l’expert désigné ;

⇒Faire des propositions consensuelles aboutissant à des élections inclusives ;

⇒Assurer le suivi de la mise en œuvre des accords issus de cette concertation par la société civile en rapport avec l’administration.

Cet appel à la classe politique risque de tomber dans l’oreille d’un sourd. En effet,
l’opposition, (Yewwi Askan Wi-Wallu), notamment qui défie le régime a annoncé que sans sa participation, les élections ne se tiendront pas. En réponse à cette menace, Macky Sall a déclaré dans une interview accordée à RFI et à France 24 que « les menaces sur la non-organisation des élections, c’est devant nous. De toute façon, le pays va tenir ces élections (…) Le Conseil constitutionnel a décidé ».

Macky Sall va-t-il prendre en compte cette déclaration de la société civile ? Ça c’est devons-nous.

 

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