À l’approche du mois béni du ramadan, les musulmans du Sénégal se préparent à scruter le ciel afin de déterminer le premier jour du jeûne. Comme chaque année, l’Association sénégalaise pour la Promotion de l’Astronomie (Aspa) a rendu publics les résultats de ses observations et calculs astronomiques.
Selon l’Aspa, la conjonction lunaire moment précis où la Lune se situe entre la Terre et le Soleil, marquant la fin d’un cycle lunaire et le début d’un nouveau interviendra le mardi 17 février 2026 à 12h01 UTC.
Ce même mardi 17 février, la Lune, âgée de 7 heures et 26 minutes, se couchera à 19h27, soit seulement 12 minutes après le Soleil, qui se couchera à 19h15. Avec moins de 1 % de surface éclairée, une altitude de 1,9° et une élongation de 3,7°, les conditions d’observation seront défavorables. L’Aspa souligne ainsi que « toute possibilité d’observer le croissant lunaire, à l’œil nu ou à l’aide de moyens optiques, sera impossible au Sénégal ».
En conséquence, le croissant lunaire ne sera pas visible dans le pays le mardi 17 février, en raison notamment de son très jeune âge, de son faible éclairage et de sa position très basse à l’horizon.
En revanche, le mercredi 18 février 2026, la Lune sera âgée d’un jour, huit heures et vingt minutes. Elle se couchera à 20h20, soit une heure et cinq minutes après le coucher du Soleil prévu à 19h15. « Le croissant lunaire sera alors observable à l’œil nu sur l’ensemble du territoire sénégalais, à condition que le ciel soit dégagé, malgré sa finesse », précise l’Aspa. La surface éclairée atteindra 1,9 %, avec une altitude de 12° et une élongation d’environ 10°.
Sur la base de ces données astronomiques, l’Aspa conclut que le mois de ramadan devrait débuter au Sénégal le jeudi 19 février 2026. L’association indique que ces calculs sont établis pour Dakar, mais que les conclusions s’appliquent à l’ensemble du pays, Dakar étant la localité où le Soleil se couche le plus tard en raison de sa position géographique.





















