La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) a annoncé, ce jeudi, la survenue d’un incident dans son système informatique ayant entraîné la suspension momentanée du service de production des cartes nationales d’identité.
Dans un communiqué rendu public, le Directeur de l’Automatisation des Fichiers informe l’opinion que « toutes les dispositions sont prises par les services techniques compétents pour rétablir la situation dans les meilleurs délais ». Il rassure par ailleurs les populations et les usagers quant à l’intégrité de leurs données personnelles, précisant que celles-ci « demeurent intactes ». Une enquête a également été ouverte afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet incident, indique le communiqué signé ce 05 février 2026 par le Commissaire de Police Principal, Monsieur Ibrahima DIENG, Directeur de l’Automatisation des Fichiers – DAF.
Cette sortie officielle intervient après des déclarations de pirates informatiques se réclamant du groupe « The Green Blood Group ». Dans une publication diffusée mercredi, ces derniers affirment détenir 139 téraoctets de données appartenant à la DAF.
Dans sa parution de ce jeudi, le journal Libération souligne que cette affaire survient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par un bras de fer entre l’État du Sénégal et la société malaisienne Iris Corporation, adjudicataire du marché des cartes nationales d’identité numérisées. Le différend porterait sur des factures impayées.
Selon le journal, informée de ce « problème », Iris Corporation aurait demandé à la DAF d’éteindre l’ensemble du système, le temps de dépêcher une équipe technique au Sénégal. En attendant, «les techniciens de la DAF s’activent pour rétablir le service, tandis qu’un nouveau communiqué est attendu dans les prochaines heures», avait clairement indiqué le journal Libération dont certaines de ses informations viennent d’être confirmées.
Il convient enfin de rappeler que cette cyberattaque intervient après celle ayant récemment visé la Direction générale des Impôts et Domaines, renforçant les inquiétudes autour de la sécurité des systèmes informatiques de l’administration publique Sénégalaise.






















