Course aux sea-lines : le danger du gaz couve à Dakar

D’après le quotidien l’Info, on s’achemine vers une véritable course aux sea-lines, lancée par Touba gaz et qui sera rejoint sans doute par Lobb Mame Diarra Bousso (Lmdb), en attendant les autres opérateurs. Ce qui, à terme, pourrait installer une bonne partie de Dakar dans un véritable champ gazier, avec tout ce que cela comporte comme risque.

L’Etat a pris à bras le corps le problème des risques sécuritaires dans le secteur du transport, suite à l’accident dramatique de Sikilo. Mais le danger couve en ce moment dans un autre secteur, beaucoup plus sensible, le gaz. En effet, on s’achemine vers une véritable course aux sea-lines, lancée par Touba gaz et qui sera rejoint sans doute par Lobb Mame Diarra Bousso (Lmdb), en attendant les autres opérateurs. Ce qui a terme, pourrait installer une bonne partie de Dakar dans un véritable champ gazier, avec tout ce que cela comporte comme risque. Hier, une source, un ingénieur très connu et réputé qui est dans le secteur depuis une trentaine d’années, qui a requis l’anonymat, a joint la rédaction du quotidien l’Info, pour alerter et attirer l’attention de l’Etat sur une situation qu’on est en train de regarder évoluer et qui peut aboutir, à l’avenir, à une catastrophe.

II y a quelques semaines, l’installation en cours d’un sea-line (Canalisation partiellement – sous-marine reliant un poste d’amarrage (terminal) en mer et des réservoirs de stockage, permettant le transport des hydrocarbures), par Touba Gaz avait soulevé l’ire d’autres acteurs du secteur, dont son principal concurrent, Lobb Mame Diarra Bousso (LMDB).

En effet, la nouvelle installation avait empiété sur la sienne, faisant peser des risques d’accident sur son pipeline en dessous et de plus faible diamètre. Après la protestation vigoureuse de LMDB et la saisine des autorités compétentes, les travaux ont été arrêtés sur le champ. Un nouveau tracé a été établi pour éviter le pipeline de LMDB et les travaux ont repris.

Mais le problème n’est plus à ce niveau. Le souci, c’est la transformation d’un projet censé être collectif, en projet personnel. Déjà, il a été discuté et décidé entre l’Etat et les acteurs, de la nécessité de construire une infrastructure commune, un sea-line, avec une grande capacité, pour pouvoir emmener des bateaux de gros tonnage.

Une infrastructure qui serait mis sous la gestion de l’Etat, via la Société africaine de raffinage (SAR), pour servir à tous les marketeurs (opérateurs gaziers). Mais depuis lors, rien de concret n’a été fait. Ainsi, profitant de cette situation, Touba Gaz qui avait le projet depuis longtemps, a entrepris de le réaliser pour son propre compte.

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