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COP27 à Charm el-Cheikh – les dirigeants du monde pour sauver le climat

Egypte – COP27 à Charm el-Cheikh – Après une ouverture procédurale le dimanche 6 novembre, pour permettre un démarrage rapide des travaux, lundi et mardi se tiendra le Sommet mondial des dirigeants avec la présence de la royauté et de plus de 100 chefs d’État ou de gouvernement.

Plus de 100 chefs d’État ou de gouvernement du monde dont le président, Macky Sall, prennent part ce lundi à Charm-El Cheikh en Egypte, à l’ouverture officielle de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop 27).

Cette rencontre qui va s’étaler sur près de deux semaines a pour principal objectif d’assurer la pleine mise en œuvre de l’Accord de Paris signé en 2015.

Ainsi, la COP27 à Charm el-Cheikh se concentrera sur la tenue des promesses de Paris. Les discussions de la COP27 commencent vers la fin d’une année qui a vu des inondations dévastatrices et des vagues de chaleur sans précédent, de graves sécheresses et de formidables tempêtes, tous des signes sans équivoque de l’urgence climatique en cours. Dans le même temps, des millions de personnes à travers le monde sont confrontées aux impacts de crises simultanées de l’énergie, de l’alimentation, de l’eau et du coût de la vie, aggravées par de graves conflits et tensions géopolitiques. Dans ce contexte défavorable, certains pays ont commencé à ralentir ou à inverser leurs politiques climatiques et ont doublé leur consommation de combustibles fossiles.

La COP27 se déroule également dans un contexte d’ambition insuffisante pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de l’ONU, les émissions de CO2 doivent être réduites de 45 % d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2010, pour atteindre l’objectif central de l’Accord de Paris de limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C d’ici la fin de ce siècle. Cela est crucial pour éviter les pires impacts du changement climatique, notamment des sécheresses, des vagues de chaleur et des précipitations plus fréquentes et plus graves. Et pourtant, « l’Afrique est le continent le plus vulnérable au changement climatique, alors qu’elle ne contribue qu’à hauteur de 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C’est l’injustice qu’elle va encore tenter de faire réparer. », comme l’indique Walf Quotidien.

Un rapport publié par l’ONU sur le Changements climatiques avant la COP27 montre que si les pays infléchissent la courbe des émissions mondiales de gaz à effet de serre vers le bas, les efforts restent insuffisants pour limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degrés Celsius d’ici la fin du siècle.

Depuis la COP26 à Glasgow, seuls 29 pays sur 194 ont présenté des plans nationaux renforcés.

« Avec le Paris Rulebook conclu essentiellement grâce à la COP26 à Glasgow l’année dernière, le test décisif de cette COP et de toutes les futures COP est de savoir dans quelle mesure les délibérations sont accompagnées d’actions. Tout le monde, chaque jour, partout dans le monde, doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter la crise climatique », a déclaré Simon Stiell, Secrétaire exécutif de l’ONU sur le Changements climatiques. « La COP27 définit une nouvelle direction pour une nouvelle ère de mise en œuvre : où les résultats des processus formels et informels commencent vraiment à se combiner pour conduire à de plus grands progrès climatiques – et à la responsabilité de ces progrès », a déclaré M. Stiell.

Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire exécutif de l’ONU sur le Changements climatiques a demandé aux gouvernements de se concentrer sur trois domaines critiques lors de la COP27. Le premier est un changement transformationnel vers la mise en œuvre de l’Accord de Paris et la transformation des négociations en actions concrètes.

La seconde consiste à consolider les progrès sur les axes de travail critiques que sont l’atténuation, l’adaptation, le financement et les pertes et dommages, tout en renforçant le financement notamment pour lutter contre les impacts du changement climatique.

Le troisième consiste à renforcer la mise en œuvre des principes de transparence et de responsabilité tout au long du processus des Nations Unies sur les changements climatiques.

La vision de la présidence de la COP27 basée sur les besoins humains

La présidence égyptienne de la COP27 a défini une vision ambitieuse pour cette COP qui place les besoins humains au cœur de nos efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique. La Présidence a l’intention d’attirer l’attention du monde sur les éléments clés qui répondent à certains des besoins les plus fondamentaux des populations du monde entier, notamment la sécurité de l’eau, la sécurité alimentaire, la santé et la sécurité énergétique.

Sameh Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères et président de la COP27, a déclaré : « Nous nous réunissons cette année à un moment où l’action climatique mondiale est à un moment décisif. Le multilatéralisme est remis en question par la géopolitique, la flambée des prix et les crises financières croissantes, tandis que plusieurs pays frappés par la pandémie se sont à peine remis, et les catastrophes graves et dévastatrices induites par le changement climatique sont de plus en plus fréquentes.

La COP27 crée une opportunité unique en 2022 pour le monde de s’unir, de faire fonctionner le multilatéralisme en restaurant la confiance et en se rassemblant au plus haut niveau pour accroître notre ambition et notre action dans la lutte contre le changement climatique. La COP27 doit rester dans les mémoires comme la « COP de mise en œuvre » – celle où nous rétablissons le grand marché qui est au centre de l’Accord de Paris. »

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