COP 27 à Charm el-Cheikh : Les chefs d’État africains à la tribune – la voix de l’Afrique sera-t-elle entendue ?

Ce lundi matin, un peu plus de 100 chefs d’État et de gouvernement sont attendus à Charm el-Cheikh. Nombre d’entre eux sont Africains. Ils prendront la parole en premier, à partir de 13h30 heure française, pendant trois minutes maximum, dans l’une des deux grandes salles plénières du Centre de convention international de Charm el-Cheikh.

Après le président hôte Abdel Fattah al-Sissi, puis son successeur en 2023 le cheikh Al Nehayan des Émirats arabes unis, se succèderont le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Ali Bongo Ondimba, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló, la Tanzanienne Samia Suluhu Hassan, l’Algérien Abdelmadjid Tebboune ou encore le Centrafricain Faustin Archange Touadera. Macky Sall (Sénégal), prendra lui la parole mardi matin. D’autres pays comme la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Mali ou encore l’Angola sont représentés par leurs vice-présidents.

Joe Biden, retenu actuellement à Washington par les élections de mi-mandat qui se tiennent mardi, est attendu à Charm el-Cheikh le 11 novembre.

Comment cette COP peut-elle être une réussite pour l’Afrique ?
Tous plaideront pour une plus grande redistribution financière afin d’aider leurs pays à s’adapter aux aléas du changement climatique. Mais jusqu’à présent, c’est le volet « atténuation des émissions de gaz à effet de serre », priorité des pays riches, qui s’est taillée la part du lion.

L’Afrique, continent le plus vulnérable au changement climatique selon le Giec, espère des engagements sur un mécanisme de financement spécifique pour les « pertes et dommages » car les dégâts déjà subis par le continent réduisent à néant ses efforts de développement en détruisant ses infrastructures, ses terres ou son patrimoine. Le point a été inscrit dimanche à l’agenda des négociations pour la première fois.

Le continent souhaite enfin qu’on l’aide à préserver ses forêts, en particulier dans le bassin du Congo devenu le premier poumon de la planète. Un certain nombre d’évènements doivent avoir lieu sur la question des puits de carbone en général (océan, mers, forêts…). La Méditerranée est représentée par un pavillon pour la première fois. Le président français Emmanuel Macron doit saisir l’occasion pour donner des détails sur le One Forest Summit, qui doit se tenir au Gabon en début d’année prochaine.

Enfin, certains dirigeants demandent une « transition juste » : qu’au nom du climat, on n’empêche pas l’Afrique d’exploiter son pétrole et surtout son gaz alors que la moitié de sa population n’a pas accès à l’électricité.

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Source Avec Rfi
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