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Contradictions au sein de la Cds sur le référendum : Macky divise la gauche

Les partis membres de la Confédération pour la démocratie et le socialisme ne sont pas du même côté gauche pour le référendum. La réunification pourrait en prendre un sacré coup, après un an seulement d’existence.La gauche divisée

Il y a un autre référendum dans le référendum. Le Oui et le Non divisent également les forces de gauche réunies au sein de la Confédération pour la démocratie et le socialisme (Cds). Si la position commune n’a pas été livrée lors de la célébration du premier anniversaire de la naissance de ces forces de gauche, c’est parce que la question est sensible. Près de 15 jours après la déclaration du chef de l’Etat, aucune formation n’a osé afficher une décision dans un sens ou dans un autre concernant le maintien du septennat et le référendum du 20 mars. Juste des positions de principe pour regretter la «démarche solitaire» de Macky Sall. Ces partis, pour la plupart membres de la mouvance présidentielle Benno bokk yaakaar (Bby), sont en réalité dans une position inconfortable, craignant que leur réunification ne finisse comme le Mouvement des assises de la gauche (Mag).
Madièye Mbodj de Yoonu askan wi ne cache pas ses inquiétudes. Joint par téléphone, il alerte ses camarades : «Vu les positions qui se définissent dans la presse par rapport au référendum, si on est objectif, on peut dire qu’on n’aura pas la même position. Et il y a des risques si d’éventuelles contradictions ne sont pas traitées de manière appropriée. Présen­tement, nous nous démarquons du projet tel qu’il est conçu. Et nous allons essayer d’avoir une position commune, harmonisée.» Pour le moment, rassure-t-il, ces positions ne sont pas «officielles».
Pourtant, le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) a dégagé une position officielle dimanche en annonçant qu’il votera et fera voter pour le Oui. Au sein de la Ligue démocratique (Ld), le Oui et le Non s’installent dans le rang des cadres de cette formation politique dirigée par Mamadou Ndoye qui entendent se décider le 5 mars prochain. Alors que pour El Hadji Momar Samb, le Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (Rta-S) va se réunir «dans les jours à venir pour dégager sa position sur la question du référendum».
Interpellé sur les conséquences d’un probable vote dispersé des membres de la Cds, le Professeur Pape Demba Sy, coordonnateur de ces Forces de gauche, a préféré renvoyer la réponse. «Pour le moment, je ne peux pas me prononcer sur cette question. Et nous envisageons d’organiser une rencontre pour donner notre position», informe-t-il au bout du fil. Cepen­dant, le leader de l’Udf/­Mboolo mi fait partie des 45 universitaires spécialistes du Droit qui remettent en cause la «décision» du Conseil constitutionnel et celle du Président Macky Sall de maintenir le septennat en cours, considérant que les 5 «sages» ont rendu un «avis consultatif» qui «ne lie pas» le chef de l’Etat.
Si les autres ne prennent pas le chemin du Pit , cette Gauche qui rêve d’une candidature chopera le virus de la division. Comme avec l’Afp, le Ps (?) sur la candidature ou non de leur parti à la Présidentielle, Macky Sall aura encore réussi à diviser la gauche.

Le Quotidien

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