Commentaire – Guéguerre entre Farba Ngom et Yakham Mbaye contre Moustapha Cissé Lô : la République bananière (Par Djiby DEM)

C’est une guerre entre de faux-frères. Ils se sont fait des menaces, ont promis des déballages. Finalement, ils ont tenu parole. Farba Ngom, député et maire des Agnam, Yakham Mbaye, Directeur Général du quotidien national Le Soleil, devenu répondeur automatique, se sont ligués pour affronter Moustapha Cissé Lô, Vice-Président de l’Assemblée Nationale.

C’est un mortal combat, une guerre, qui ne cache plus un fond de règlement de compte sur la place publique outrée de voir des adultes s’échanger des coups comme des gamins de la maternelle. On croyait qu’ils étaient forgés pour guider les Sénégalais pour la lumière vu leur position, avaient signé un pacte en tant que frères de parti. Au final, il faut se rendre compte que cette bande n’a même d’égards pour le chef de l’Etat. Pour le Peuple, qui les entretient, il n’a que se boucher les oreilles pour éviter d’entendre de telles perfidies.   

Quand autant d’insanités sortent de la bouche de tels vieux, il faut désespérer de certaines personnes juchées au sommet de la pyramide étatique.  Donc on est en plein règlement de compte sur les réseaux sociaux. Ces pontes de l’Alliance Pour la République (Apr au Pouvoir) se regardent en chiens de faïence depuis quelques temps.

Personne ne pardonne l’autre. Et, dans ce combat même le Peuple n’est pas épargné. Oui, le Peuple est offensé, l’autorité du Chef suprême défiée. Leurs piques et répliques, sur fond d’accusations de malversations, des menaces et des chantages, ont mis le régime de Macky Sall à rude épreuve. Au lieu de croire à une gestion sobre et vertueuse, le peuple est amené à découvrir une gestion sombre et vertigineuse.  D’ailleurs, dans une République normale, le Procureur de la République devrait s’autosaisir. Car, nul n’est au-dessus des lois et règlements établis. Une sortie récente de Farba Ngom a poussé Cissé Lo à aller jusqu’au bout de l’imaginable, proférant toutes sortes d’insanités et de menaces. Des «audios odieux», pour reprendre nos confrères de Seneweb que la décence ne nous permet pas de mettre sont pourtant étalés sur la place publique. S’ils (les audios) atterrissent jusqu’aux oreilles du Procureur ou bien encore du chef suprême des armées, ces derniers doivent impérativement prendre leur responsabilité pour éviter deux poids, deux mesures dans une République où tous les citoyens restent égaux devant la loi. C’est cette rupture d’équité des citoyens devant la justice qui met une République en danger.

Aujourd’hui, Assane Diouf, insulteur public mis en prison, peut se rhabiller. Et doit être réhabilité si les mots de Cissé Lô restent impunis.

 

 

 

      Djiby DEM  –  laviesenegalaise.com

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