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Ce qu’il faut retenir sur le Rapport trimestriel d’exécution Budgétaire du 2e trimestre 2025

Rapport Trimestriel d’Exécution Budgétaire Sénégal au 2e trimestre 2025
  • A fin juin 2025, les organismes publics suivis, au nombre de cent soixante (160), cumulent un budget de1 458,9 milliards de francs CFA.
  • Les crédits ouverts pour le fonctionnement se chiffrent à 687,9 milliards de
    francs CFA, soit 47,2% des prévisions et les dotations réservées à
    l’investissement ressortent à 771,0 milliards de francs CFA, représentant 52,9% du budget.
  • Les crédits ouverts pour les dépenses de personnel sont évalués à 316,8
    milliards de francs CFA, représentant 46,1% du budget de fonctionnement et 21,7% du budget global.
  • Les recettes sont globalement mobilisées à hauteur de 483,43 milliards de
    francs CFA.
  • Le niveau d’exécution des crédits ressort à 29,8%, soit 435,6 milliards de francs CFA.
  • L’analyse détaillée montre que les dépenses de fonctionnement sont exécutées à hauteur de 236,4 milliards de francs CFA et celles d’investissement à 199,2 milliards de francs CFA, soit respectivement 34,4% et 25,8% des crédits ouverts.
  • Les dépenses de personnel sont ressorties à 46,6%, soit 147,5 milliards de
    francs CFA.

Le ministère des Finances et du Budget a publié ce dimanche 17 août, son rapport trimestriel d’exécution budgétaire au 2e trimestre 2025. Il ressort des chiffres que les dépenses budgétaires ont été exécutées à hauteur de 2 814,6 milliards de francs CFA à fin juin 2025, soit 44,2% des prévisions de la LFR. Aussi, au 30 juin 2025, les dépenses d’acquisitions de biens et services ont été exécutées (base prise en charge) à hauteur de 162,6 milliards de francs CFA des crédits ouverts contre 151,9 milliards de francs CFA un an auparavant, soit une hausse de 10,7 milliards de francs CFA. Alors que les investissements exécutés par l’Etat se sont chiffrés à 11,9 milliards de francs CFA, soit 8,0% des prévisions de la LFR. 

Selon le ministère des Finances et du Budget , le déficit budgétaire à fin juin 2025 est ressorti à 588,3 milliards de francs CFA sur une cible de 1 695,9 milliards de francs CFA. Il est relativement maitrisé durant le premier semestre, d’après les services de l’Etat. 

S’agissant des ressources de trésorerie, le besoin de financement global de la LFR 2025 est arrêté à 5 715,6 milliards de francs CFA et est structuré suivant les priorités financières suivantes :

déficit budgétaire : 1 695,9 milliards de francs CFA ;

amortissement de la dette : 3384,1 milliards de francs CFA ;

arriérés sur ressources : 500,9 milliards de francs CFA ;

emprunts rétrocédés : 84,7milliards de francs CFA ;

Opérations extérieures des armées : 50 milliards de francs CFA.

A fin juin 2025, un montant total de 2 247,8 milliards de francs CFA, soit 39,3% du besoin annuel, a été mobilisé. Il est réparti comme suit :

mobilisations sur les marchés bancaires et financiers : 1 677 milliards de francs CFA ;

prêts projets auprès de divers partenaires : 535,2 milliards de francs CFA dont 138,16 milliards de francs CFA destinés à l’apurement des arriérés relatifs aux dépenses financées sur ressources extérieures ;

prêts programme (PforRde la BM, la BAD et du FIDA) : 20,7 milliards de francs CFA ;

report de soldes de comptes bancaires sur financements extérieurs : 14,9 milliards de francs CFA. 

Pendant ce temps, l’effectif des agents de l’Etat payés se chiffre à 188 576 agents à fin juin 2025, dont 183 549 agents permanents constitués de fonctionnaires et non fonctionnaires et 5 027 contractuels.

La masse salariale a été exécutée pour un montant de 724,1 milliards de francs CFA sur les six premiers mois de l’année, soit 48,7% des crédits ouverts de la LFR, selon toujours la source. Comparativement à la même période de l’année précédente, elle a augmenté donc de 22,9 milliards de francs CFA en valeur absolue et 3,3% en valeur relative.

Les charges de trésorerie

Les charges de trésorerie sont prévues par la LFR pour un montant de 4 019,6 milliards de francs CFA et concernent l’amortissement de la dette, le paiement d’arriérés de dépenses financées sur ressources internes et sur ressources externes, les emprunts rétrocédés et la prise en charge des opérations extérieures des armées.

Selon le rapport, elles sont prises en charge à hauteur de 1 490,4 milliards de francs CFA répartis entre l’amortissement de la dette (1 331,2 milliards FCFA), le paiement des arriérés de dépenses financées sur ressources extérieures (138,6 milliards de francs CFA), les emprunts rétrocédés (14,5 milliards de francs CFA) et la souscription d’actions (6,1 milliards de francs CFA) financée par emprunts.

Les financements mobilisés de 2 247,8 milliards de francs CFA ont permis de couvrir les charges de trésorerie et le déficit budgétaire d’un montant total de 2078,8 milliards de francs CFA. Le rapport de couverture s’est ainsi établi à 1,08.

Charges financières de la dette

Les charges financières de la dette, constituées des intérêts et commissions, ont été payées à hauteur de 501,1 milliards de francs CFA, répartis entre la dette extérieure (403,5 milliards de francs CFA ou 80,5% du total) et la dette intérieure (97,6 milliards de francs CFA ou 19,5% du total).

En glissement annuel, résume le ministère des finances, elles ont enregistré une hausse significative de 290,78 milliards de francs CFA, en lien, principalement, avec la prise en charge de la dette bancaire contractée hors autorisation parlementaire dans l’encours de la dette financière de l’Etat.


Résumé – Les points importants à retenir pour comprendre le rapport

Les ressources du budget général, mobilisées à fin juin 2025,sont arrêtées à 4 474,1 milliards de francs CFA, soit 43,1% des prévisions de la Loi de Finances rectificative (10 384,5 milliards de francs CFA). 

Les recettes du budget général se sont élevées à 2 226,3 milliards de francs CFA sur un objectif annuel de 4 668,9 milliards, soit un taux de recouvrement de 47,7%. En glissement annuel, elles ont progressé de 175,3 milliards de francs CFA (+8,5%), en lien avec le regain de l’activité économique et les efforts des services chargés de la mobilisation des recettes.

Les impôts directs se distinguent particulièrement avec un taux de réalisation de 60,3% (913,9 milliards de francs CFA), sur le premier semestre. L’impôt sur les sociétés a atteint392,3 milliards francs CFA tandis que les impôts indirect sont été réalisés à hauteur1 074,2 milliards de francs CFA.

Les recettes non fiscale sont été mobilisées pour un montant de 116,6 milliards de francs CFA, soit un niveau de recouvrement de 41,2% par rapport à l’objectif annuel.

Les dons budgétaires ont été mobilisés à hauteur19,3 milliards de francs CFA, soit 8,0% de l’objectif annuel de 241,6 milliards de francs CFA et sont constitués exclusivement de dons en capital.

Les ressources de trésorerie ont été mobilisées à hauteur de 2 247,8 milliards de francs CFA, soit 39,3% du besoin de financement annuel arrêté dans la LFR 2025. Les fonds mobilisés sur les marchés bancaires et financiers dominent avec 1 677 milliards de francs CFA (74,6% des ressources) tandis que les prêts programmes affichent un taux de réalisation de 3,5%, soit 20,7 milliards de francs CFA.

A fin juin 2025, les dépenses du budget général ont été exécutées pour un montant de 2 814,6 milliards de francs CFA, représentant 41,9% des prévisions de la LFR. Cette réalisation masque toutefois des disparités entre les catégories de dépenses (dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement).

Les dépenses de fonctionnement sont exécutées à hauteur de 50,4% des prévisions (2 232,7 milliards de francs CFA). Elles sont dominées par les transferts courants qui ont atteint 844,9 milliards de francs CFA. Par ailleurs, la masse salariale a progressé de 3,3% en glissement annuel pour se porter à 724,1 milliards de francs CFA à fin juin 2025.

Les dépenses en capital ont été exécutées à hauteur de 581,9 milliards de francs CFA mobilisés, soit 30,1% des prévisions. Les investissements sur ressources internes ont affiché un niveau de réalisation de 31,8% (186,6 milliards de francs CFA).Pour leur part, les investissements sur ressources externes – hors rétrocessions et PforR) ont été exécutés à hauteur de 395,3 milliards de francs CFA.

Les charges de trésorerie ont été couvertes à hauteur de 1 490,4 milliards de francs CFA, réparties principalement entre l’amortissement de la dette (1 331,2 milliards de francs CFA) et l’apurement des arriérés extérieurs (138,6 milliards de francs CFA).

Le déficit budgétaire, à fin juin 2025, est ressorti à 588,3 milliards de francs CFA, soit 34,7% de la cible de déficit annuel fixée à 1 695,9 milliards de francs CFA.

Les financements mobilisés à hauteur de 2 247,8 milliards de francs CFA ont permis de couvrir les charges de trésorerie et le déficit budgétaire d’un montant total de 2 078,8 milliards de francs CFA. Le rapport de couverture des besoins s’est établi à 1,08.

Le Fonds National de Retraite maintient son équilibre avec des recettes de 91,2 milliards de francs CFA et des dépenses de 78,0 milliards de francs CFA. Il dégage un excédent de 13,2 milliards de francs CFA (+0,8 milliard de francs CFA par rapport à 2024), en lien avec l’augmentation du nombre de cotisants (+11 872).

Les 160 organismes publics suivis cumulent un budget de 1 458,9 milliards de francs CFA, avec un niveau d’absorption global de 29,9% (435,6 milliards de francs CFA). L’encours de leur dette s’élève à 820,3 milliards de francs CFA, dominé par la dette bancaire (536,3 milliards de francs CFA), principalement concentrée sur le FERA (512,1 milliards de francs CFA).