Le journaliste Adama Gaye cueilli lundi matin par les limiers de la Division des Investigations Criminelles l’a été à cause de ses publications osées sur le Palais de la République qu’il assimilait « au harem de Khadafi » et où il chargeait le Chef de l’État Macky Sall de tous les péchés d’Israël. En effet selon notre source, entendu en présence de son avocat Me Khoureychi Ba, « aucune question ne lui a été posée sur ses positions concernant les hydrocarbures ». Il a été plutôt informé que le parquet avait ouvert une enquête depuis fin juin et ordonné son arrestation à la suite des publications évoquées plus haut. Les enquêteurs de lui rappeler même une publication dans laquelle il « accusait Macky Sall d’entretenir une liaison avec une escort girl ajoutant qu’on les aurait surpris à Cotonou ». Visiblement surpris que l’interrogatoire tourne autour de ces questions, Adama Gaye a un moment nié la paternité d’une des publications « d’une violence inouïe », nous dit-on. Le journaliste ne voulant pas se démonter, n’a cependant pas cessé de dire « qu’il n’a peur rien ».
Il a finalement été placé en garde à vue. Là aussi fait inédit, l’ancien journaliste de « Jeune Afrique » a demandé à être transféré « au commissariat du Port où les conditions de détention sont plus favorables ». Sauf qu’il a reçu une fin de non-recevoir des enquêteurs qui lui ont fait savoir « que ce n’est pas lui qui devrait choisir le lieu de sa garde à vue ». Pour l’heure, le lieu nous est inconnu.
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Adama Gaye risque en tout cas sur cette affaire de l’affronter seul. Tout au long de son interrogatoire et de sa garde à vue, aucun de ses amis « virtuels » n’a fait le déplacement. La devanture de la Dic restant presque vide.
Avec Dakaractu




















