Bambey – Projet de réforme foncière : « Le CNCR menace d’organiser un deuxième 23 juin »

Le Conseil national de coopération et de concertation des ruraux (CNCR) veut une immatriculation des terres au nom des producteurs agricoles pour un développement du pays. C’est, en substance, la conclusion issue du conclave des organisations de producteurs de Bambey qui ont accueilli hier, mardi 02 mars, une délégation du CNCR.

Selon Sud Quotidien, le Conseil national de coopération et de concertation des ruraux (CNCR) s’oppose à toute idée d’immatriculation des terres au nom de l’Etat ou des collectivités locales. Une rencontre du CNCR a réuni les organisations de producteurs de Bambey. «Si l’Etat s’entête à adopter la nouvelle réforme foncière, il y aura un deuxième «23 juin» rapporte le journal. Si l’Etat persiste, on fera une sensibilisation nationale, tout le monde se lèvera, comme un seul homme, et aller devant les grilles de l’Assemblée nationale pour s’opposer au vote de cette loi par nos députés», a martelé Takha Samb, membre du CNCR.

Et de rappeler que «les producteurs agricoles membres du CNCR disent non à l’immatriculation des terres par l’Etat ou par les collectivités, mais au nom des paysans parce qu’il y a un droit coutumier, parce que nos terres sont nos richesses, nos milliards. C’est un héritage qui doit durer 100 ans, 200 ans. Les investisseurs privés ont leurs milliards, ils viennent au Sénégal, on leur attribue 100 hectares, 2000 hectares…»

Et d’ajouter qu’«immatriculer les terres au nom de la collectivité ou de l’Etat contribuerait à transformer les paysans en ouvriers agricoles. C’est cela que nous voulons partager avec les paysans. Pour penser au développement de ce pays, il faut aider les paysans qui représentent 70% de la population. Un pays ne peut pas se développer sans son agriculture. Une commission du CNCR sillonne, du 28 février au 10 mars, le pays pour partager l’information avec les paysans».

Les organisations de producteur de Bambey sont en phase avec le CNCR. Le président de l’Union régionale des associations paysannes de Diourbel (URAPD), Pape Abdoulaye Diouf déclare: «nous regrettons les propositions de l’Etat sur la réforme foncière. Cette position a été réaffirmée lors des réunions de restitution du Comité national de réforme foncière.

Sur les Chambres d’agriculture». M. Diouf veut que les organisations paysannes occupent les postes stratégiques. Les producteurs agricoles veulent des semences en quantité et en qualité car, selon lui, un retard avait été noté dans la mise en place des intrants agricoles.

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