Tandis que le gouvernement négocie un nouveau programme avec le Fmi et que la Déclaration de politique générale du Premier ministre approche, la récente dégradation de la note souveraine par Moody’s expose brutalement les vulnérabilités du Sénégal. Face à une crise institutionnelle croissante et un marasme économique persistant, Babacar Ba, président du Forum du justiciable, lance un appel poignant à un sursaut national.
«On nous dégrade pendant que nous négocions un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (Fmi), et au moment même où le Premier ministre s’apprête à livrer sa Déclaration de politique générale devant la Représentation nationale. Ce contraste saisissant illustre la fragilité de notre position : la Communauté internationale est pleinement consciente de nos déséquilibres économiques et nous en rappelle aujourd’hui la gravité. Jusqu’à quand devons-nous continuer de voir le pays s’écrouler sous nos yeux, tandis que nos dirigeants s’installent dans un confort insolent et que le Peuple souverain demeure plongé dans la pauvreté ?
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Au moment où la fracture entre le Pouvoir exécutif et le Pouvoir législatif s’accentue, c’est l’image même de la République qui se trouve tavelée et ternie. Cette confrontation institutionnelle, loin de rassurer, inquiète les investisseurs extérieurs et fragilise davantage une économie nationale déjà lourdement éprouvée. L’histoire nous enseigne que les nations ne se redressent jamais par de simples postures, mais par une mobilisation lucide et collective. Le salut de notre Patrie ne réside ni dans l’inaction, ni dans les calculs partisans, mais dans la conscience éclairée d’un Peuple qui refuse de subir et choisit de bâtir lui-même son avenir. La bêtise d’un seul peut coûter à tous ; mais la volonté de chacun peut sauver la Nation. C’est pourquoi j’en appelle aujourd’hui à une véritable révolution populaire consciente : une révolution de responsabilité, de savoir et de courage, seule capable de redresser notre économie et de replacer le Sénégal sur la voie de la dignité et du progrès. Sauvons ce beau pays !»



















