Appui budgétaire, sécurité, éducation, agriculture : La France accorde 100 milliards FCFA au Sénégal

 Après deux ans de sevrage, la France et le Sénégal ont tenu, hier, jeudi, le 5ème séminaire intergouvernemental entre les deux pays. Sentiment anti-français, appui budgétaire direct de l’ordre de 100 milliards F CFA ; la migration et la question des visas… Voilà, entre autres questions au cœur des discussions entre les deux gouvernements, en sus de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle qui était le thème principal.


Le sentiment anti-français, ça n’existe pas au Sénégal. C’est en tout cas la conviction du premier ministre Amadou Ba, exprimée jeudi à Paris, lors de la conférence de presse tenue à la fin des échanges entre les deux gouvernements, dans le cadre du 5ème séminaire intergouvernemental franco sénégalais.

Répondant à la question d’une consœur, Amadou Ba s’est voulu on ne peut plus diplomatique. Il déclare : «Au Sénégal, nous n’avons pas de sentiment anti-étranger. C’est peut-être la chance que nous avons. Ce n’est pas pour rien que les joueurs de nos équipes nationales sont appelés des Lions de la Téranga, c’est-à-dire des Lions de l’hospitalité. Cette hospitalité est dans notre ADN, nous n’avons vraiment pas ces considérations. Aussi, l’excellence des relations entre la France et le Sénégal est connue de tous et respectée par toutes les obédiences».

À côté de la thématique principale qui tournait autour de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle, d’autres thématiques ont également été abordées par les deux gouvernements. Du côté du Premier ministre sénégalais, on semble surtout accorder une attention toute particulière à l’appui budgétaire promis par la France.

Devant son homologue français, Amadou Ba demande un appui de la France dans la gestion budgétaire du Sénégal. Il dit : «nous avons sollicité un soutien pour appuyer le Sénégal dans sa gestion budgétaire et nous avons eu un écho très favorable. Les modalités pratiques vont être mises en œuvre par les ministres en charge des Finances».


Une expérimentation de l’hybridation des programmes scolaires en vue
Lors de l’échange avec les journalistes, le Premier ministre sénégalais y est revenu en détail : «Nous avions besoin d’un soutien budgétaire direct pour soutenir notre économie. On ne parle pas de prêts projets, mais d’un soutien budgétaire direct. Et la France accepte de mettre à notre disposition une enveloppe assez substantielle qui devrait permettre, à mon avis, de soulager l’économie sénégalaise. On parle de 100 milliards FCFA, soit 150 millions d’euros. Les modalités pratiques sont en discussion», rapporte le journal Enquête.

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