Amnistie de Karim Wade et Khalifa Sall, 3e mandat, succession… : Les questions auxquelles Macky Sall devra apporter des réponses

Amnistie des 2 K (Karim Wade et Khalifa Sall) en question : Les tendances favorables à Yewwi-Wallu semblent imposer un rapport de forces équilibré entre l’opposition et le pouvoir. Macky Sall envisageait d’accorder une amnistie générale après la présidentielle de 2019, s’il était réélu. Mais depuis sa réélection, c’est silence radio sur cette promesse qui concerne principalement Karim Wade et Khalifa Sall, deux acteurs majeurs du jeu politique. Après les résultats provisoires des législatives favorables à l’opposition, le président Sall est rattrapé par certaines questions auxquelles, il doit apporter des réponses.
L’une des principales motivations  pour l’inter-coalition Yewwi et Wallu de contrôler l’Assemblée nationale c’est de pouvoir réhabiliter les 2 K par une loi d’amnistie, même si certains experts de la matière électorale, estiment qu’ils peuvent l’être à partir de la suppression des articles du Code électoral sur l’inéligibilité. Dans tous les cas, Macky Sall a besoin de négocier avec Khalifa Sall et Karim Wade. Reste à savoir s’il en aura l’occasion. S’ils lui tendront la perche. Ou s’ils accepteront sa perche. Aujourd’hui, s’il veut gouverner, il ne peut négliger Abdoulaye Wade et ses députés, selon Bès Bi.

La question de la succession du Président Macky Sall se pose désormais. D’une façon encore plus évidente. Alors qu’il a souvent prévenu ceux qui évoquent le sujet au sein de son camp, le Président Macky Sall lui-même a annoncé, dans son dernier entretien avec Jeune Afrique, qu’il tranchera après le 31 juillet 2022.

«Je répondrai à cette question (sur le 3e mandat) après les Législatives» et il «sera alors temps de fixer le cap de 2024», avait-il promis. Naturellement tout dépendait des résultats de ce dimanche. Ils sont connus. Et Macky Sall est attendu. Sonko et Cie en avaient fait un «référendum» pour ou contre le 3e mandat. Et le contre a semble-t-il remporté. Macky Sall devrait désormais en être conscient.

Le message semble passer et, sauf cas extraordinaire, Macky Sall devrait mettre une croix sur cette supposée volonté. Parce que c’est un débat qui a été au cœur de la campagne et qui a été sans doute un des arguments… A moins de 2 ans de la Présidentielle de 2024, le chef de l’Etat devra faire face à une opposition revigorée et motivée, même si elle n’a pas obtenu la majorité absolue. Elle a promis de faire bloc contre une 3e candidature.

Un débat qui, dans tous les cas, ouvre la succession de Macky Sall. Il sait qu’il n’a plus le temps pour davantage plus de calculs. Peut-être que cela viendrait du futur Premier ministre de la restauration. Ou du président de l’Assemblée nationale. Qui sait ???

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1 Commentaire
  1. PENCIOLELLI

    Pitoyable, mais pas de pitié !

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