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15 pays adoptent la Déclaration de Mombasa pour lutter contre la pêche illégale

Audit du pavillon sénégalais et évaluation des accords et licences de pêche
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Quinze 15 pays adoptent la Déclaration de Mombasa pour faire progresser la transparence des pêches et lutter contre la pêche illégale. 

Quinze gouvernements d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes,  d’Europe et du Pacifique ont adopté aujourd’hui la Déclaration de Mombasa lors de la 11e  conférence Our Ocean. Ils s’engagent de ce fait à faire progresser la transparence des pêches à  l’échelle mondiale et à intensifier la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée  (INN). 

La Déclaration de Mombasa constitue un appel à l’action destiné aux États côtiers et aux États de  pavillon en matière de transparence halieutique. Elle met particulièrement l’accent sur  l’amélioration de la collecte et de la diffusion des informations relatives aux navires, ainsi que sur  un meilleur accès aux données issues de la pêche. Ce texte vient renforcer le soutien et la  dynamique autour de la Charte mondiale pour la transparence dans le secteur de la pêche,  laquelle définit dix principes politiques à coût faible ou nul que les gouvernements peuvent adopter  partout dans le monde, tant dans leur législation que dans la pratique. 

Approuvée lors de la conférence Our Ocean par une coalition de pays comprenant la Belgique, le  Cameroun, le Chili, la République dominicaine, la France (pour le compte de ses territoires d’outre mer), la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Panama, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou,  la République du Congo, la Somalie et la Corée du Sud, la Déclaration de Mombasa unie des nations  résolues à renforcer la gouvernance des océans et à mener l’action mondiale pour la transparence  dans le secteur de la pêche. Une fois le texte formellement adopté, les pays signataires  commenceront à mettre en œuvre la Déclaration. Cette signature marque le lancement d’une  campagne visant à rallier d’autres nations avant la prochaine Conférence Our Ocean prévue en 2027.  

Les communautés côtières, les artisans pêcheurs et les économies tributaires de la faune marine  subissent de plein fouet les conséquences de la pêche INN, qui menace les moyens de  subsistance, la sécurité alimentaire et, à long terme, la santé des écosystèmes océaniques. La  Déclaration de Mombasa répond à ces défis en promouvant des mesures de transparence  concrètes, détaillées dans la Charte mondiale, afin d’améliorer l’accès aux informations relatives à  la propriété des navires, aux licences et aux activités de pêche. Elle vise également à renforcer la  responsabilité et à permettre une gestion plus durable et équitable des ressources marines. 

L’honorable Emelia Arthur, ministre de la Pêche et de l’Aquaculture du Ghana, a déclaré que  dans son pays, l’existence même de la population dépend du poisson. 

Elle a rappelé que 60 % des protéines animales proviennent du poisson et que 10 % de la  population dépend de la chaîne de valeur de la pêche pour subsister, faisant de ce secteur un  enjeu culturel et de sécurité nationale. Elle s’est réjouie de voir le Ghana figurer parmi les premiers  pays signataires de la Déclaration de Mombasa, car elle offre une tribune permettant aux différents  gouvernements de s’unir et d’affirmer, sur la scène internationale, leur collaboration et leur combat  commun pour la transparence dans le secteur de la pêche. 

Madame Catherine Chabaud, ministre déléguée auprès de la Mer et de la Pêche de la France,  a affirmé que la France est fière de compter parmi les premiers soutiens de la Déclaration de  Mombasa sur la transparence des pêches, par l’intermédiaire de ses pays et territoires d’outre-mer  (PTOM). Elle a souligné que cette initiative repose sur une conviction simple, à savoir l’impossibilité  de lutter efficacement contre la pêche INN sans une plus grande transparence et une coopération  internationale accrue. Selon elle, la Déclaration offre une opportunité majeure pour les  gouvernements de démontrer leur engagement politique en faveur d’une meilleure gouvernance  des pêches, exprimant le souhait que de nombreux autres pays rejoignent cette initiative et  mettent en œuvre les engagements promus pour faire de la transparence la norme dans le secteur. 

La Déclaration de Mombasa a été élaborée avec le soutien de la Coalition pour la transparence des  pêches et de ses partenaires, parmi lesquels des universitaires et des professionnels qui  collaborent avec les gouvernements pour accroître la transparence et la responsabilité dans la  gouvernance et la gestion des pêches. 

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À travers cette Déclaration, les pays signataires s’engagent à mener des réformes concrètes en  matière de transparence, notamment la modernisation des registres de navires, la publication des  autorisations de pêche et le renforcement du partage d’informations afin de soutenir l’application  des lois et la responsabilisation dans tous les secteurs de la pêche. 

La pêche INN représente un défi mondial omniprésent qui fragilise les communautés côtières,  fausse les marchés et affaiblit la bonne gouvernance des océans. Les experts estiment que ce  phénomène coûte jusqu’à 50 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, tout en privant les  pêcheurs légitimes, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, de revenus et d’accès  aux ressources. La pêche INN contribue au déclin des stocks de poissons, menaçant la sécurité  alimentaire ainsi que les moyens de subsistance, et se trouve souvent liée à de graves violations  des droits humains, notamment des conditions de travail dangereuses et le travail forcé. Le  manque de transparence concernant la propriété des navires, leur suivi, les activités de pêche et  les chaînes d’approvisionnement permet à ces pratiques de perdurer, rendant indispensable un  accès accru à des données halieutiques fiables et à des mécanismes de responsabilisation pour  protéger les écosystèmes marins et les communautés qui en dépendent. 

Maisie Pigeon, directrice de la Coalition pour la transparence des pêches, a déclaré qu’il est  de plus en plus reconnu qu’une économie bleue productive et durable repose sur une gouvernance  océanique forte, un suivi efficace et des données accessibles. Elle a précisé que les pays  signataires de la Déclaration de Mombasa représentent aujourd’hui une grande diversité  économique et géographique, démontrant que la dynamique en faveur de la transparence en mer  est véritablement mondiale, et que la Coalition se réjouit de collaborer avec ces nations et d’autres  pour faire progresser des réformes significatives.

Beth Lowell, vice-présidente d’Oceana, a déploré le fait que les pêcheries aient trop longtemps  opéré loin des côtes, avec une surveillance insuffisante et des chaînes d’approvisionnement  opaques. Ces pratiques de pêche ont épuisé les stocks de poissons, fragilisé les communautés  côtières et favorisé la pêche illégale, non déclarée et non réglementée ainsi que les violations des  droits humains. Elle a rappelé que la transparence est essentielle pour protéger les océans et les  moyens de subsistance de ceux qui en dépendent, ajoutant que la Déclaration de Mombasa  signale que les gouvernements du monde entier sont prêts à agir contre la pêche illégale et à  collaborer pour un océan plus transparent, équitable et durable pour tous. 

Steve Trent, PDG et fondateur de l’Environmental Justice Foundation, a affirmé que la  transparence est le moyen par lequel les abus sont dénoncés, les communautés côtières  soutenues et la confiance rétablie dans le fait que les pêches peuvent être gérées de manière  durable et équitable. Il a salué le leadership de chaque État qui approuve aujourd’hui la Déclaration  de Mombasa et a exhorté les autres pays à suivre cet exemple. 

Tony Long, directeur général de Global Fishing Watch, a souligné que la pêche illégale a trop  longtemps prospéré dans l’ombre et que la Déclaration de Mombasa marque un tournant pour  changer cette réalité. Selon lui, lorsque les gouvernements s’engagent à la transparence en  partageant l’identité des navires, les données de propriété ou de suivi, ils créent un réseau  interconnecté où les acteurs illégaux n’ont plus d’endroit où se cacher. Il a ajouté que Global  Fishing Watch se tient prête à fournir à ces nations les données ouvertes et la puissance d’analyse  nécessaires pour concrétiser ces mesures de transparence. 

Antha Williams, responsable du programme pour l’environnement chez Bloomberg  Philanthropies, a déclaré que les pays ayant approuvé la Déclaration de Mombasa envoient un  signal clair sur le fait que la transparence est indispensable à la santé des océans et à des pêches  durables. En améliorant l’accès à des données fiables, les gouvernements peuvent prendre de  meilleures décisions pour gérer les ressources marines. Elle a conclu que cette déclaration reflète  un engagement partagé pour une plus grande transparence des pêches mondiales, et que  Bloomberg Philanthropies se réjouit de soutenir les efforts visant à traduire cette vision en actions  concrètes pour les communautés côtières et les écosystèmes marins.

Communiqué de Presse