HomeÀ la unePrésidentielle 2019 : Idy, Karim, Khalifa, qui pour faire face à Macky Sall?

Présidentielle 2019 : Idy, Karim, Khalifa, qui pour faire face à Macky Sall?

Présidentielle 2019

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Les législatives ont vécu avec une victoire de la coalition Benno Bokk Yakaar, suivie de la coalition gagnante Wattu Senegaal et Mankoo Taxawu Senegaal. Le grand gagnant de ces joutes est incontestablement, Me Wade. Ce dernier, a la tête d’une coalition, est arrivé deuxième, au crépuscule de sa carrière politique. Au moment où les adversaires, les plus sérieux, contre le pouvoir, que sont Karim Wade, Khalifa Sall, Idrissa Seck semblent hors de danger pour celui-ci. L’opposition cherche désespérément leader. La question qui mérite d’être pose est celle-ci : qui en face de Macky, en 2019 ?

« Si Wade n’était pas là, ce serait pire ». C’est propos d’Abdoul Mbaye, tête de liste de la coalition « Joyyanti », traduit une réalité perçue par nombre d’observateurs de la scène politique. Ces derniers voient en Wade, l’unique opposant face au pouvoir du président Macky Sall. Il l’a démontré lors des dernieères législatives. Il animait le jeu politique et l’orientait selon ses stratégies et ses convictions.

Le père de Karim Wade a la pleine conscience qu’avec le président Sall, tout s’arrache, rien ne se donne. Mais l’homme Wade a atteint ses limites objectives. Il n’est pas exagéré de dire que le « pape du Sopi » vient de livrer son dernier combat. Il rumine sa peine de voir l’opposition s’effondrer sous ses pieds, si la relève n’est pas rassurée.

La tragédie du roi 
Le « roi Wade » vit une véritable tragédie, il a mal, il trime dans sa chair. La raison ? Depuis sa perte du pouvoir, son fils vit dans la privation de liberté, même s’il a été gracié depuis mars 2016. Ils s’y ajoutent que bon nombre de libéraux ont été jetés en prison.

Même certains étaient interdits de sortie du territoire, les libéraux ont vécu des moments douloureux avec le régime de Macky Sall. Le Pds s’est désagrégé devant les assauts répétés du pouvoir. Last but, not least, Wade est sevré d’héritiers. Ce qui l’a obligé à aller au charbon et mouiller le maillot, lors des législatives de juillet dernier.

Certainement, au fond de lui-même, il se demande ou sont mes « élèves » ? Et, subitement, nous viennent à l’esprit ces propos de Nietzche : « c’est mal payer son maitre que de rester éternellement son élève ».

Oumar Sarr et Cie apprécieront. Le père Wade renvoie à Chronos, une divinité grecque qui bouffait ses enfants. Il devrait regretter de ne pas avoir mis sur orbite un dauphin. Il rêve de voir le régime de Macky Sall déboulonné par son fils, Karim, dont il continue de croire à l’étoile. Ce à quoi il travaille.

Sans Me Wade, que vaut l’opposition ? 

L’opposition a-t-elle les moyens de son ambition ? Elle est en train de tirer les leçons de ces élections législatives. Elle n’a pas réussi à imposer la cohabitation qu’elle souhaitait au président Macky Sall.

Elle ne doit s’en prendre qu’à elle-même, pour n’avoir pas pu surfer sur les vagues de l’unité à laquelle les invitait Me Wade, depuis Versailles. L’ancien président de la République avait même réuni les opposants à Djeddah, afin de leur indiquer la voie royale pour avoir la majorité à l’Assemblée nationale.

Mais le combat des egos surdimensionnés a eu raison de la coalition originelle « Mankoo », qui a fini par voler en éclats. Ainsi, trois entités allaient naître : Coalition gagnante Wattu Senegaal de Wade, Mankoo Wattu Senegaal d’Ousmane Faye et Mankoo Taxawu Senegaal de Khalifa Sal, sans compter les coalition nées des flancs de cette grande retrouvaille.

Sans Wade que vaut l’opposition ? Son grand problème c’est de trouver un homme qui peut incarner le leadership. Qui de Idrissa Seck (qui se cherche encore), d’Oumar Sarr, Malick Gackou, Pape Diop, Mansour Sy Djamil, Cheikh Bamba Dieye, Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye et Khalifa Sall (pas encore sorti de l’auberge) pourra driver l’opposition ?

Il lui faut un homme de consensus, capable de provoquer l’évènement à l’instar de Me Wade, et d’installer une opposition guerrière face à une Macky Sall qui conjugue à merveille deux verbes : serrer (mettre la pression) et desserrer (relâcher quand il y a résistance).

Le président Macky Sall avait annoncé sa volonté de « réduire l’opposition à sa plus simple expression ». Sur ce registre précis, il avait mis en branle la « grande offensive de Neutralisation des adversaires potentiels ». Qu’il a fort bien réussie.

Dans cette ribambelle d’opposants, qui pour faire face au président Macky Sall ?
« À une force organisée, disait Lénine, il faut opposer une force organisée. » C’est à cette tâche que devrait s’atteler l’opposition avec, en toile de fond, le pari de tous les leaders de se départir de leur orgueil personnel. C’est à ce prix qu’elle pourra inquiéter l’actuel régime et le conduire au second tour de la mort pour le pouvoir. L’avenir nous édifiera.

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