HomeACTUALITEPANNE DE L’UNIQUE RADIOTHÉRAPIE DU SÉNÉGAL : Les confessions d’Awa Marie Coll Seck

PANNE DE L’UNIQUE RADIOTHÉRAPIE DU SÉNÉGAL : Les confessions d’Awa Marie Coll Seck

Awa Marie Coll Seck

A propos de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a reconnu les erreurs du gouvernement et plaide pour moins d’émotion. Hier, au cours d’une conférence de presse, le Pr Awa Marie Coll Seck a annoncé l’acquisition de deux nouveaux appareils dans les six prochains mois.

Les personnes malades du cancer devront encore attendre six mois pour recevoir, à nouveau, leur traitement au Sénégal. L’annonce émane des autorités en charge de la Santé. La ministre de tutelle a indiqué hier, lors d’une conférence de presse, que le Sénégal va acquérir deux appareils pour répondre aux exigences en termes de prise en charge des malades du cancer. “Ces dernières semaines, il y a eu énormément de discussions sur la panne de l’appareil de radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec. Mais, je tiens à vous assurer que, d’ici six mois, cette panne sera un mauvais souvenir, parce que les deux appareils seront acquis pour le traitement efficace des cancéreux”, a expliqué Awa Marie Coll Seck. Pr Seck invite les Sénégalais à se départir de cette émotion et avancer “très vite” pour résoudre définitivement cette question. “Il y a eu une erreur.

Donc, il faut qu’on évolue très vite. Nous sommes en face d’une situation critique. Le Sénégal doit acquérir ces appareils pour être encore à la pointe de la médecine. Il faut que nous ayons des pensées positives”, a plaidé Mme la ministre. Par ailleurs, la ministre de la Santé et de l’Action sociale affirme que c’est toute une stratégie qui est en train d’être mise en œuvre, pour doter le Sénégal d’appareils de “dernière génération” et d’avoir les résultats escomptés. “Au cours de cette mise en œuvre, nous avons eu cet accident qui est la panne de la radiothérapie. L’appareil est vieux parce qu’il date de très longtemps.

C’est vrai, mais une Mercedes peut-être vieille et pouvoir faire ce qu’elle doit faire. Mais nous savions que tôt au tard cet appareil allait s’arrêter. Nous avions tout fait, mais c’est arrivé”, a t-elle avoué devant les journalistes, tout en refusant d’admettre qu’un laxisme est à l’origine de cette panne. Pour Awa Marie Coll Seck, le secteur de la Santé est trop large. Et donc, dit-elle, au-delà de la prise en charge des malades atteints de cancer, il faut penser également à d’autres branches telles que la réduction du taux de mortalité maternelle et infantile. “Il y a eu beaucoup de bonheur dans certains domaines et un peu moins dans d’autres. Mais, d’une manière globale, des progrès ont été notés. Il faut rappeler aussi que dans ce secteur, nous avons un double fardeau : celui des maladies transmissibles et non transmissibles. C’est le cas du cancer, du diabète et des maladies cardiovasculaires”, s’est-elle défendue.

D’après la ministre, le cancer est beaucoup plus compliqué, parce qu’il peut affecter tous les organes du corps, de la tête aux pieds. L’agrégée en Médecine soutient qu’il est temps, au Sénégal, que les individus privilégient la prévention et le “dépistage précoce” de cette maladie afin de réduire “considérablement” le taux de personnes atteintes de cancer. “Les chiffres avancés par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) parlent de 14 millions de cancéreux par an dans le monde. Cela fait peur. Le Sénégal doit travailler à arrêter cette chaîne, car le traitement du cancer coûte très cher. Pour la chimiothérapie uniquement, le malade doit dépenser 1 800 000 F Cfa. Ces sommes sont importantes”, interpelle-t-elle.

Pour ce qui concerne la problématique de la pénurie de radiothérapeutes au Sénégal, la ministre en charge de la Santé reconnaît qu’il reste encore “beaucoup d’efforts à faire”. D’ailleurs, elle a confirmé que le pays dispose seulement de deux radiothérapeutes. En revanche, elle a tenu à préciser qu’une formation destinée aux radiothérapeutes est ouverte à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Ceci, a-t-elle indiqué, pour parer à toutes les éventualités. “Aucun malade ne sera laissé à Dakar” Depuis la panne de la radiothérapie de l’hôpital Aristide Le Dantec, trois malades ont été évacués au Maroc. La ministre a révélé que six autres vont les rejoindre, dans la semaine. “Les malades qui vont être évacués au Maroc seront mis dans d’excellentes conditions. Leur traitement nécessite énormément d’argent. Un seul malade peut coûter à l’Etat 3 millions F Cfa. Nous allons amener tous les malades qui nécessitent une évacuation. Aucun malade ne sera laissé à Dakar”, a promis Awa Marie Coll Seck.

Pour elle, le Sénégal “ne doit pas avoir honte”d’évacuer ses malades à l’étranger, dans la mesure où le Mali et la Mauritanie envoyaient aussi leurs patients à Dakar. “Nous sommes en face d’une situation urgente, c’est pour cette raison que nous procédons de la sorte. Ça va bientôt finir. Il n’est pas dit que le Sénégal va continuer à évacuer ses malades dans les autres pays”, a-t-elle renchéri. Il suffit d’attendre l’acquisition des deux appareils d’accélérateur de particules qui, selon la ministre, feront partie des appareils les plus “sophistiqués de la sous-région”.

EnQuete

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