HomePolitiqueLe HCCT est le maillon qui manquait à la décentralisation, selon son président Ousmane Tanor Dieng

Le HCCT est le maillon qui manquait à la décentralisation, selon son président Ousmane Tanor Dieng


Le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) est le maillon qui manquait aux réformes menées au Sénégal en matière de décentralisation, a estimé, lundi, à Dakar, son président Ousmane Tanor Dieng, qui a invité ses collègues à la rigueur, à la transparence et à la ponctualité.
« Le Haut Conseil, en tant qu’assemblée consultative chargée d’étudier et de donner des avis sur les politiques de décentralisation, d’aménagement de développement du territoire, constitue à mes yeux le maillon qui manquait à la chaîne de reformes sur la décentralisation », a dit M. Dieng lors d’une plénière de la première session ordinaire 2017 du HCCT.
Les conseillers tentaient, lors de la plénière, d’élaborer « un plan stratégique » des activités qu’ils vont mener pendant la durée de leur mandat de cinq ans.
« Cette réunion va constituer pour nous une occasion idéale de nous approprier nos missions de veille, d’écoute, d’analyse et de proposition de nouvelles stratégies de développement territorial », a précisé Ousmane Tanor Dieng.
Il estime que « le Sénégal ne s’aurait s’engager dans la voie de l’émergence si des pans entiers du pays se trouvent écartés du processus de développement par le simple fait qu’ils ne sont ni de Dakar, ni des grandes capitales régionales ».
Selon M. Dieng, le « plan stratégique » que préparent le HCCT est d’autant plus important que les populations attendent des membres de cette institution « des réponses pertinentes aux interpellations des territoires ».
Dès lors, a-t-il ajouté, les conseillers doivent faire preuve de « rigueur », de « compétence », de « transparence », de « ponctualité », de « perspicacité » et d’ »efficacité dans le travail ».
« C’est par ces vertus que nous accompagnerons le chef de l’Etat et son gouvernement dans leur ambition de créer un cadre juridique favorable au renforcement de la décentralisation », a poursuivi Ousmane Tanor Dieng.
« J’engage le Haut Conseil des collectivités territoriales à travailler pour faire de l’aménagement et du développement territorial plus qu’un instrument du pouvoir central, un outil de planification (…) mis à la disposition des pouvoirs locaux », a-t-il recommandé à ses collègues.
Il estime que « les collectivités territoriales sont encore confrontées à de multiples difficultés », « un découpage administratif [comportant] plusieurs anomalies et de fortes disparités démographiques et socioéconomiques ».
Le « plan stratégique » du HCCT permettra aux membres de cette institution de faire face à « une hiérarchie urbaine marquée par la macrocéphalie », à « une imprécision dans les critères de création des collectivités territoriales et des limites territoriales », aux « faiblesses dans l’exercice des contrôles de gestion des compétences transférées des ressources financières et humaines ».
Le Haut Conseil des collectivités territoriales, créé en 2016, est constitué de 150 membres, dont 80 ont été élus en septembre dernier, à l’issue d’un scrutin indirect à un tour.
Soixante-dix des membres de l’institution ont été nommés par le président de la République.
Le HCCT reçoit et examine les rapports sur le contrôle de légalité des collectivités territoriales et élabore un rapport annuel destiné au chef de l’Etat.

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