HomeActualitéFace au juge d’instruction ce mardi : Khalifa Sall face à son destin

Face au juge d’instruction ce mardi : Khalifa Sall face à son destin

Khalifa Sall

Tribuneafrique- Khalifa Sall fait face au juge d’instruction ce lundi pour répondre aux accusations de détournement de deniers publics portées contre lui. Pour éclairer la lanterne des sénégalais, il a tenu une conférence de presse hier dans l’hôtel de ville de la mairie de Dakar deux jours après la sortie à « charge » du procureur de la république Serigne Bassirou Gueye.

L’hôtel de ville de la mairie de Dakar a refusé du monde hier dans l’après-midi lors de la conférence de presse de l’édile de la capitale sénégalaise. Un exercice à laquelle « le boss de Dakar » ne se livre que rarement. D’habitude, il ne fait pas de conférence de presse, moins encore de point de presse. Il accorde par ailleurs très rarement d’interviews et on ne le voit presque pas sur les plateaux de télé. Mais il fallait être bavard ce dimanche 05 mars, le contexte l’exigeait surtout après la sortie « tonitruante » vendredi dernier du procureur de la république Serigne Bassirou Gueye selon lequel l’ancien ministre socialiste aurait « fauté » dans sa gestion de la mairie de la capitale, affirmant « qu’il n’y a pas eu de politique dans cette affaire, mais des faits avérés (…), le dossier sera remis au Juge d’instruction, que cela soit clair !  »
En clair, Khalifa Sall et certains de ses collaborateurs sont soupçonnés d' »escroquerie, de détournements de 1,8 milliard de Fcfa entre 2011 et 2015, de faux et usage de faux ».
Vêtu d’un grand boubou blanc, afin de paraître « pur » devant ses militants, le socialiste, entouré d’amis mais également d’adversaires devenus alliés potentiels, tel le parti démocratique sénégalais (PDS) qui était présent, représenté par Mayoro Faye, membre du comité directeur de la formation politique d’Abdoulaye Wade. c’est dans ce contexte que « Khaff » (le peureux en wolof), comme la presse sénégalaise le surnomme, a voulu prendre l’opinion sénégalaise à témoin en dénonçant une « enquête préliminaire conduite uniquement à charge ».
« J’ai été informé dans la soirée de samedi par un de mes avocats que je suis convoqué avec mes collaborateurs par le juge d’instruction demain lundi 06 mars 2017. Cette convocation intervient au lendemain de l’annonce par le Procureur de son intention de saisir le juge d’instruction après une enquête préliminaire conduite uniquement à charge sans respecter une seule fois la présomption d’innocence qui constitue un droit inaliénable dans toute procédure pénale ».
Une cabale politique?
Pour le maire de Dakar cette convocation par le juge d’instruction ce lundi n’est rien d’autres qu’une « cabale » de la majorité présidentielle. « Je me rendrais à la convocation du juge d’instruction, même si l’instrumentalisation d’une partie de la justice n’est pas de nature à me rassurer », a-t-il expliqué.
Il a aussi fait savoir que cette convocation, était menée tambour battant, après une enquête de police rapide et juste après la désignation d’un juge d’instruction, sans qu’il ait pris connaissance du dossier, sur la simple base d’un rapport de police manifestement à charge.
Le potentiel candidat à l’élection présidentielle ne s’est pas arrêté là : « Ils me demandent d’arrêter mon ambition politique pour qu’ils arrêtent la procédure », a-t-il poursuivit avant de demander, à son tour, au président Macky Sall de « faire régner la paix ou d’engager la guerre ! Quelle que soit l’option prise, je lui ferai face sous l’arbitrage du peuple qui, déjà, a rendu son verdict »
Le maire « travailleur » fond en larmes
La fuite dans la presse d’informations « confidentielles », constitue d’autres motifs d’acharnement pour le maire. « Les procès-verbaux d’audition ont été immédiatement communiqués à certains organes de presse. Nous avons tous assisté à ce lynchage médiatique commis par trois organes de presse principalement » regrette Khalifa Sall.
Revenant sur les accusations d’enrichissement illicite portées contre lui, Khalifa Sall déclare qu’il travaille avec des institutions internationales qui lui font confiance, précisant qu’il ne vit pas de la mairie de Dakar. Dans un accès d’émotion rare, il a fondu en larmes causant l’hystérie collective dans la salle.« Ce n’est pas 30 millions que l’on m’a donné et que j’ai mis dans ma poche ». Celui qui dit travailler dignement pour aider les pauvres aura l’occasion de le prouver ce lundi une fois devant le juge d’instruction.

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