HomeÀ la uneEntretien avec Amadou Dawa Diallo, nouveau secrétaire politique national du PR : « Nous irons aux Législatives avec l’APR »

Entretien avec Amadou Dawa Diallo, nouveau secrétaire politique national du PR : « Nous irons aux Législatives avec l’APR »

Amadou Dawa Diallo, Nouveau Secrétaire Politique national du Parti de la Réforme, PR, Ranérou Ferlo, Politique Sénégalaise

Amadou Dawa Diallo n’est plus un simple membre du parti de la réforme, le responsable politique du PR dans le département de Ranérou Ferlo est devenu depuis ce samedi nouveau Secrétaire Politique National du Parti de la Réforme (PR). Désigné par les instances de son parti depuis le 28 mars dernier, Amadou Dawa Diallo, fonctionnaire au Ministère de l’Economie  des Finances et du plan est agent comptable à l’université de Thiès. Il a été officiellement installé le samedi  08 Avril 2017, secrétaire politique national du parti de la Réforme dirigé par M. Abdourahim Agne depuis sa création en 2001. Monsieur Diallo nous a accordé cet entretien à la veille de son installation officielle à l’ENDSS (Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Social) à DAKAR où nous l’avions trouvé en pleins préparatifs avec son staff pour la cérémonie d’installation qui devait se tenir le lendemain. Dans cet entretien avec votre portail laviesenegalaise.com, Monsieur Diallo revient sur son parcours dans la politique, ses axes prioritaires pour son parti le PR (Parti de la Réforme) qui s’articule autour de trois points, leur projet de coalition avec l’APR pour les prochaines législatives… ADD (Amadou Dawa Diallo) vous parle !

Entretien


  • Propos recueillis par Tiemoko B BOUARE 

 Présentez-vous à nos internautes s’il vous plaît Monsieur.

Je m’appelle Amadou Diallo, je suis du Département de Ranérou où je fus Responsable Politique du Parti pour la Reforme (PR) aujourd’hui je suis Secrétaire Politique National de ce parti. Mais avant tout je suis fonctionnaire du Ministère de l’Economie et des Finances et présentement agent comptable de l’université de Thiès.

Du Secrétaire Politique de Ranérou vous-vous retrouvez au même poste mais cette fois au niveau national, dites-nous comment cela est arrivé ?

Disons c’est un concours de circonstance, d’abord il y a eu un travail colossal qui a été fait à la base dans le département de Ranérou où lorsqu’on a commencé nos activités politiques en 2014 jusqu’à aujourd’hui, il a eu une forte adhésion, qui s’est transformée en embryon ou en noyau dur des activités de masse du Parti de la Reforme. C’est ce qui a fait que lors de l’élection du haut conseil des collectivités territoriales, nous avions trois (3) conseillers mais nous-nous sommes retrouvés avec 75 conseillers. Ce résultat probant a fait un tilt dans l’ensemble du pays aussi bien qu’au niveau de notre formation politique que dans l’appareil d’Etat. Cela a donc contribué à nous mettre davantage en avant sur la scène politique. Et c’est la visite du Président de la République en mars dernier lors de sa tournée économique dans notre localité qui fut l’apothéose car nous avons mobilisé énormément de militants du Parti de la Réforme dans les villes de Matam et Ourossogui. Il y avait plus de 1500 personnes arborant de pancartes, banderoles à l’effigie du secrétaire général de notre parti, Abdourahim Agne et moi-même. Et pour moi l’accueil a été un moment fort dans les différentes actions politiques qu’on a mené et ceci de concert avec les autorités politiques de notre parti et je crois que c’est ce qui a prévalu que le bureau politique national à travers Monsieur Abdourahim Agne de porter sur ma modeste personne les charges de secrétaire politique national du PR le 28 mars dernier.

Un choix certes des instances de votre parti, mais avez-vous eu à poser plusieurs actes par le passé au sein du PR pour que le mérite vous revienne aussi ?

Absolument ! Absolument ! beaucoup de travail a été fait et de façon systématique. C’est-à-dire que moi, ma conception de la politique c’est d’être près de sa base et je pense que jusqu’ici on a été extrêmement proche de notre base parce que malgré nos responsabilités tous les 15 jours on était dans le département de Ranérou, étant donné l’accès un peu difficile, on a tenu à faire ce sacrifice et je pense que c’est ce travail de terrain, d’être proche de sa base par moment qui a abouti à ce résultat aujourd’hui. Et c’est ce travail de masse qui constitue un maillon essentiel et fort d’un responsable politique et j’ai été particulièrement porté par cette base, car je me suis identifié à eux et j’ai tenu à ce qu’il y ait une telle fluidité entre nous et les responsables militants du Parti de la Reforme de Ranérou et c’est ce qui est à la base de ce qui est en train de se confirmer aujourd’hui, ça été construit petit-à-petit en l’espace de deux ans et force est de constater la confiance que j’ai obtenu de nos militants,responsables s’est reflétée justement au niveau de l’appareil central du Parti et cette confiance m’a été renouvelée par mes camarades du bureau politique national.

Quels seront donc vos objectifs pour le Parti de la Reforme ?

Les objectifs, il y en a plusieurs et parmi ceux-ci, trois éléments me tiennent énormément à cœur.

1 – Il s’agira de redynamiser les activités du Parti, c’est vrai que le parti était là mais il était plus encré dans le Ranérou en matière d’activités politiques. Incha’Allah ce qu’on va faire avec le secrétaire exécutif, serait de relancer les activités sur l’ensemble du territoire national et même à l’étranger, on a déjà commencé à réfléchir sur ces questions-là nous allons très rapidement, à l’issue de la cérémonie d’installation nous atteler à relancer et à redynamiser toutes les activités, toutes les composantes du Parti de la Réforme.

2 – C’est la massification du parti ce sera fait, il y a une commission d’ailleurs dédiée dans ce sens, qui a été spécialement mise en place pour accomplir cette tâche.

3 – C’est d’aller vers les autres formations politiques notamment le parti du chef de l’Etat, et puisque ceci avait été décidé je me chargerai personnellement de mettre en œuvre cette décision pour que nous travaillions ensemble. J’en profite également pour dire que dans le cadre de la relance des activités du parti, je réaffirme ma décision ferme et ma volonté d’unifier le parti, rassembler tous les frères-camarades de ce parti pour que le PR soit celui qui avait été lancé en 2001 par notre cher secrétaire général national, M. Abdourahim Agne.

Justement dites nous ce que représente le Doyen Abdourahim Agne pour vous ?

Abdourahim Agne !!! Ce grand monsieur qui a eu le courage de former et de fonder ce parti politique ; il a eu le courage de le conduire au sommet de la scène politique nationale. Vous savez le PR en 2001 s’est retrouvé avec 367 conseillers et à gérer des départements ministériels dans son compagnonnage avec le Président Abdoulaye Wade. Aujourd’hui il a décidé de mettre les destinées de ce parti aux mains des jeunes. Je pense que ceci est très important et symbolique. On sait que c’est un courage politique de se lever un matin et dire je donne le parti aux jeunes et moi je reste derrière à observer et pousser quand il le faut.

Est-ce dire que les autres leaders doivent faire la même chose ?

Non !  C’est vrai qu’en politique chacun est indépendant et libre de ses idées, moi je suis pour cela ; mais par contre l’acte qu’il a posé est un acte éminemment exceptionnel et rare de telle sorte qu’à mon avis, peut inspirer beaucoup d’autre personnes en politique.

Qu’est-ce que vous pensez de la politique Sénégalaise aujourd’hui ?

Je pense qu’on a besoin de revoir beaucoup de chose dans la politique de notre pays actuellement. La politique n’est pas une scène d’injure au quotidien, je pense que la politique est quelque chose de très noble et si on dit par définition que c’est la gestion de la cité, je pense quand même que d’après ce qu’on voit aujourd’hui on a des raisons vraiment de s’inquiéter, parce qu’il y a des mots extrêmement déplacés ou mal placés par moment qui se disent à l’endroit des uns et des autres cela ne doit pas être notre démocratie. A mon avis faire la politique c’est être au service du bien être exclusif des populations et du développement socio-économique de ce pays. De ce point de vue c’est là où on attend les politiciens. C’est sur des débats d’idées constructifs que nous allons réussir à avoir une politique digne de ce nom et non pas de la politique politicienne comme malheureusement ça se voit par moment.

Alors que diriez-vous de ceux qui se positionnent en face de vous?

Oui c’est vrai, j’ai lu ce communiqué et ce que je veux dire sur cette question, c’est que ce n’est pas quelque chose qui est du parti, les choses sont maîtrisées parfaitement, je vous le dit très sincèrement. La dynamique de rassemblement qu’on est en train de créer aujourd’hui,(…) on sait ce qu’il y a dans cette dynamique(..). Je suis convaincu qu’aucun élément, aucun camarade du Parti ne quittera cette formation politique qui va rester dans la droite ligne définie par le comité directeur du parti par le bureau exécutif national qui a indiqué des orientations claires et on va travailler à rassembler tout le monde en indiquant à ces derniers la direction que le bureau exécutif a bien voulu que nous suivions dans le cadre de nos chartes.

Justement quel appel vous leur lancez ?

Vous savez c’est des phénomènes qui arrivent, il y a un changement de direction, je comprends que le choc des ambitions fait qu’aujourd’hui chacun essaye de se retrouver dans ce dispositif, mais il se trouve qu’en politique il peut y avoir des camps ou des tendances, je ne devrais pas m’exprimer ainsi mais vous comprendrez que le choc des ambitions fait que c’est l’écrasante majorité qui m’a confié les rênes du Parti aujourd’hui. L’appel que je lance à nos camarades c’est qu’on n’a pas encore démarré les activités du parti, le bureau exécutif national n’est pas encore installé donc je tends la main sans exception à tout le monde pour qu’ils viennent reprendre leurs activités dans ce parti. C’est leur parti, c’est leur patrimoine il leur appartient comme il appartient à chaque militant du Parti. Et naturellement je porterai mon bâton de pèlerin et mon manteau de responsable privilégiant le dialogue et les échanges pour faire comprendre à nos camarades que c’est ensemble qu’on pourra avancer.

Vous êtes un homme d’âge moyen, la jeunesse s’inspirera forcement de votre statu que leurs diriez-vous ?

Vous savez beaucoup de gens pense que la politique est réservée à une catégorie de personne, à une certaine mentalité ; mais la politique c’est quelque chose de noble si elle est bien faite, bien exécutée. Aujourd’hui les jeunes ont leurs chances, parce que c’est en février 2014 que moi-même j’ai commencé à m’impliquer dans la politique et je me retrouve à ce poste en avril 2017. Au finish ce n’est pas un problème de leadership mais il faut tenter sa chance et également venir avec des convictions fortes. On ne vient pas en politique pour chercher de quoi avoir, on vient dans la politique pour aider, pour appuyer et soutenir les populations qui en ont besoin. Je pense que ce qui m’a inspiré le plus, c’est avec cette population que j’ai vu dans le département de Ranérou qui est dans le besoin qui devaient être aider et j’imagine que c’est la même chose aussi dans le pays où il y a partout des gens à soutenir à encadrer et à encourager. C’est comme ça que je me suis lancé en politique pour leurs donner un petit plus de ce que j’’ai, en leurs offrant des conditions un peu meilleures en appuyant naturellement ce que fait l’Etat, car on a l’habitude de dire que l’Etat seul ne peut pas tout faire c’est pourquoi les populations sont appelées à contribuer de leurs temps, de leurs ressources et de leurs moyens au développement socio-économique du pays.

C’est là que j’appelle les jeunes à s’engager dans la politique, mais qu’ils s’engagent avec la manière la plus simple possible, sans qu’il y ait des idées arrêtées c’est-à-dire faire la politique pour me faire de l’argent tout de suite. Allez avec des convictions fortes le reste vous l’aurez en chemin.

Que diriez-vous de cette grande manifestation du mouvement Y’en a marre qui réclame beaucoup de chose ?

Oui ils réclament beaucoup de chose au Président de le République mais il faut aussi savoir que le Président ne peut donner que ce qu’il a, on est dans un pays en développement où tout est à construire et beaucoup d’autre à refaire et cette charge incombe au chef de l’Etat qui est en train de faire le maximum pour satisfaire les besoins de la population Sénégalaise. Pour les jeunes il y a un programmes bien défini pour eux et depuis que le Président a pris fonction il a restructuré un peu les pôles qui sont chargés de la gestion des jeunes notamment en terme d’emploi.

La demande sociale est là, elle est forte je pense également que le gouvernement s’attèle aujourd’hui à trouver des solutions aux problèmes des Sénégalais surtout des jeunes qui sont l’avenir de ce pays. Maintenant si Y’en a marre manifeste et mobilise, c’est leur droit le plus absolu, c’est la loi de la démocratie parce que permettre aux autres de dire ce qu’ils pensent de la gestion de ce pays n’est pas en soi une mauvaise chose mais dans le cadre de ces manifestations que ce soit bien organisée bien encadrée et bien structurée pour éviter des désagréments. Personnellement je ne vois pas d’inconvenant en cela mais on aurait plutôt été surpris d’apprendre que l’autorisation de manifester leur ait été refusée mais l’Etat a bien jouer le jeu et c’est tant mieux pour notre démocratie. C’est ce qui fait avancer ce pays, car la capacité pour nous de rebondir à chaque fois est de prendre des décisions qui vont dans l’intérêt supérieur des Sénégalais, et ça ce n’est pas seulement les gouvernants qui doivent le faire mais aussi les citoyens, c’est-à-dire se souder autour d’un idéal et faire avancer ce pays.

En quelques mots que pensez-vous de la démocratie Sénégalaise ?

La démocratie Sénégalaise a fait des pas majeurs, c’est-à-dire qu’on a connu deux alternances de types majeurs ce qui fait qu’on est cité en référence partout dans le monde. Si aujourd’hui le Sénégal est invité au G20 ou au G7, à travers l’Afrique, c’est parce que le Sénégal incarne aujourd’hui un leadership incontestable sur la scène mondiale et c’est ce qui nous a valu d’ailleurs la visite du président (sortant) des USA, Barack Obama que je cite en référence parmi tant d’autre, qui a tenu à fouler pieds sur le sol Sénégalais afin de saluer le peuple pour sa maturité démocratique.

Et pour les législatives prochaines ?

Nous avons des objectifs bien fixés et une feuille de route bien établie. Nous-nous engagerons aux législatives bien-sûr mais tout en nous ralliant au parti présidentiel car nous avons décidé de travailler avec le Président de la République, (Macky Sall) pour faire avancer ce pays, nous irons donc en coalition avec l’APPR aux législatives prochaines.



     laviesenegalaise.com


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