HomeÀ la uneEl Hadji Omar Foutiyou Tall : De sa naissance à Halwar à sa rencontre avec Cheikh Muhammad Al Ghâli

El Hadji Omar Foutiyou Tall : De sa naissance à Halwar à sa rencontre avec Cheikh Muhammad Al Ghâli

Université Cheikh Omar Foutiyou Tall de Guédiawaye

La mère d’Al-Hâjj `Oumar radhiyallâhou ta ala `anhou a vu beaucoup de miracles lors de la naissance de son fils. Elle a accouché sans difficultés, dans le calme et dans l’émotion. Lors de cet accouchement, elle n’a pas versé de sang ni fait couler de larmes et cela ne l’a pas empêché de prier. Elle était complètement propre, on n’entendait nulle part les cris de son enfant. Ainsi naquit Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radiyallâhou ta`âlâ `anhou, entre 1794 et 1797 à Alwar, près de Guédé dans le département de Podor. II serait né une nuit, veille du premier jour de Ramadan. En cette même année, Sayyidina Ahmad at-Tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou avait environ 62 ans et se trouvait encore à Boussemghoune où il avait déjà eu Sa Grande Ouverture.

La Maison Familiale de El Hadji Omar Foutiyou Tall à Halwar

La Maison Familiale de El Hadji Omar Foutiyou Tall à Halwar

Son père se nommait Sa`îd, fils de `Outhmân, fils de Makhtar, fils d’ Ahmad Samba de la grande famille des Tall . Quant à sa mère qui s’appelait Sokhna Adama Aïssé (qu’Allah l’agrée), le terme Sokhna étant un surnom signifiant « la purifiée », elle fut exceptionnelle en toutes ses qualités et c’était une femme de grande vertu au regard clairvoyant. Son noble fils devait dire plus tard : « J’ai laissé beaucoup d’hommes semblables à mon père dans le Fouta, mais je n’ai pas laissé de femme comparable à ma mère. »
Cette naissance miraculeuse accompagné de multiples prodiges, laissait transparaître un destin extraordinaire. Il a été notamment rapporté que durant le mois de Ramadan qui succéda sa naissance, il refusa de prendre le sein de sa mère durant les journées de jeûne.

Il y avait aussi un Connaissant détenteur du dévoilement parmi les savants de Chinguitti qui a vu au cours de son dévoilement une lumière étincelante provenir des terres du Soudan. Il ne cessait d’hésiter à se rendre à l’endroit d’où il voyait jaillir cette lumière jusqu’à ce que Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radhiyallâhou ta ala `anhou vint au monde à Halwar et alors il sut que le détenteur de cette lumière était né. Aussitôt il prit la direction d’où provenait la lumière se guidant par elle jusqu’à ce qu’il parvienne à Halwar et qu’il vit le nourrisson. Il louangea Allah puis étreignit Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radhiyallâhou ta ala `anhou contre sa poitrine et l’embrassa puis dit : « La cause pour laquelle je suis venu jusqu’à cet endroit est ce nourrisson dont les lumières ont jailli avant son apparition bénie. » Ensuite il reprit la direction de son pays et il ne revint plus jamais jusqu’à son décès, qu’Allâh lui fasse miséricorde. Une fois également Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radhiyallâhou ta ala `anhou dût se rendre très tôt dans les champs afin de les surveiller contre le pillage des oiseaux, or il s’endormit et les oiseaux envahirent leurs champs. Son grand frère Alfahim Ahmed survint alors et le réveilla, il s’apprêtait à le corriger, mais le jeune enfant prit la fuite. Son grand frère suivit ses traces jusqu’à ce qu’il arrive devant un fleuve profond appelé Doufou au sud de Halwar, il vit son jeune frère (qu’Allah l’agrée) le traverser en marchant dessus. Son frère aîné resta stupéfait devant ce prodige et il lui ordonna de revenir. Ils retournèrent ensemble dans les champs et c’est alors que Alfahim Ahmed constata que les oiseaux avaient laissé les champs indemnes de tous dégâts.

Il reçoit de sa famille une instruction religieuse solide et apprend l’arabe. Il complète sa formation par des voyages. Il s’initia aux diverses sciences telles que le Tawhid, le droit musulman selon le rite malikite avec Khalil et autres, l’exégèse (Tafsir), le hadith avec les deux SAHIH, la grammaire (Nahou), la métrique avec le ‘Aroud. Il rencontra de nombreux érudits et il les étonna par sa capacité de compréhension et de mémorisation. C’est lors de sa quête d’apprentissage qu’il s’affiliat a la Tariqa At-tijâniyya par le biais du noble Sidi `Abdoul-Karîm ibn Ahmed radhiyallâhou ta `ala `anhou, peul originaire des environs de Timbo. Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radhiyallâhou ta ala `anhou reçut de nombreux secrets de sa part. Sidi `Abdoul-Kârim ibn Ahmed radhiyallâhou ta `ala `anhou éprouvait un grand amour pour lui et il prenait soin de son initiation. Ils décidèrent d’accomplir ensemble leur pèlerinage à la Mecque. Voici ce qu’il a lui-même relaté dans son fameux « Rimah » :

« Le désir d’accomplir le pèlerinage à la Maison Sacrée d’Allâh me fut octroyé dans mon cœur et celui de Sidi `Abdoul-Kârim, ainsi que la visite de la meilleure créature notre Prophète Mohammed, la visite de ses frères parmi les nobles prophètes radhiyallâhou ta `ala `anhoum, ainsi que la visite de ses nobles compagnons les éternels choisis, sur lui les meilleures prières et les plus pures salutations de la part d’Allah le Très-Haut. Nous sommes ainsi partis de notre pays en direction du Maghreb à la recherche de provision, mais il fut touché par la maladie. Il dut retourner dans notre contrée où il m’attendit le temps qu’Allah lui a décrété et après cela il voyagea jusqu’aux terres de Macina dans l’intention de m’y attendre. Par la suite, Allah me ramena sain et sauf et je me mis à rechercher ses traces afin de le rejoindre, mais Allah ne décréta pas nos retrouvailles. Par contre, une personne me rejoignit en terre Macina avec un message de sa part et il m’a dit : « Chaykh `Abdoul Karîm m’a dit : « Dis à Chaykh ‘Omar ibn Sa’id que je le salue et dis lui qu’il n’y a pas un jour qui a passé depuis qu’on a été séparé sans que mon amour pour lui n’augmente dans mon cœur. » Il reçut la nouvelle de sa mort et se remit en route.

Lorsque Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radhiyallâhou ta ala `anhou fut parvenu dans le pays des Touareg, l’Aïr, il entendit dire que Sayyîdî Muhammad Al-Ghâlî se trouvait dans les environs de la Mecque ». Sayyidouna Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radhiyallâhou ta ala `anhou en fut très heureux et dit :

« J’en fus extrêmement réjoui, et je demandai à Allah la grâce de le rencontrer. Allah m’accorda cette faveur, à la Mecque, après la prière de l’après-midi, non loin du maqâm de Sayyidouna Ibrahim (que la Paix soit sur lui !). Nous nous parlâmes un peu. Le Chaykh fut très content de moi, et il m’honora, parce qu’il avait discerné ma sincérité. Il m’offrit les Jawâhir al-ma’ânî, que j’ai encore aujourd’hui, pour que je les étudie. Je restai avec lui jusqu’à ce que nous eûmes terminé les rites du pèlerinage. Après avoir complété cette dévotion, je suis parti avec lui jusqu’à Médine la Lumineuse,et nous y sommes rentrés le premier jour du mois de Mouharam. Je restais auprès de lui cette année à Médine la Lumineuse mettant à sa disposition ma personne et mes biens, m’attachant entièrement à lui et je suis resté ainsi à son service pendant environ trois années. J’ai renouvelé mon affiliation auprès de lui et il m’a transmis les raisons essentielles. Il me rectifia dans le cheminement des gens de la voie et il ne cessa de me procurer les Adhkars et de me confier des secrets et j’ai tiré de lui les lumières en concordance avec les domaines de la Loi et des Réalités spirituelles.»

Ce passage est significatif. En effet, ce n’est plus désormais de Mawlûd Fal, disciple de Muhammad Al-Hâfiz Al-Baddî des Ida Ou ‘Alî, ni même de ‘Abd-al-Karîm, que Chaykh `Omar va tenir l’essentiel de son initiation définitive. Chaykh Muhammad Al-Ghâlî devint son maitre par ordre de Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou. C’est grâce à son enseignement qu’Al-hâjj `Omar parvint aux degrés extrêmes de la perfection. Au cours de ces années, la plus grande faveur et le plus éminent enseignement qu’il reçut de ce maître exceptionnel qu’était Sayyidi Muhammad Al Ghâli (qu’Allah l’agrée) c’est de connaître plus profondément et d’aimer encore plus notre maître parfait, le Pôle Caché, Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou. C’est ce trésor-là qui lui permit d’atteindre les rives de la servitude et l’honneur de la grande représentation. Parmi les propos que Sayyidi Muhammad Al Ghâli (qu’Allah l’agrée) lui révéla et lui commenta sur les déclarations tenues par Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou , c’est qu’il a dit : « Ma station auprès d’Allah dans l’au-delà est telle que personne d’entre les Waliyyoullâh ne peut l’atteindre, et personne ne peut l’approcher que sa valeur soit grande ou petite, et parmi l’ensemble des Waliyoullâh, après l’époque des compagnons jusqu’au jour où on soufflera dans la Trompe, il ne s’en trouve pas un capable d’atteindre notre station… » (Rimah) Al-Hâjj `Oumar al-Foûtiyy Tall radhiyallâhou ta ala `anhou devait s’exclamer devant ce prestigieux Khalife de Sayyidina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « Sayyidi je ne cesse de m’étonner sur ce que j’apprends des mérites de ce Chaykh et des mérites de sa voie. » (Rimah)

Cet amour particulier qui prit place dans son cœur se propagea très vite en lui et se refléta avec toujours plus d’intensité jusqu’à sa mort. Ainsi par la langue de la servitude et de la reconnaissance a-t-il dit : « Le mérite accordé à ceux qui suivent repose entièrement sur le mérite détenu par celui qui est suivi. » (Rimah)

Il a relaté aussi à ce sujet : « Souvent il m’observait (Sayyidi Muhammad Al-Ghâli) alors que j’étais assis auprès de lui puis il disait : « J’atteste par Allah que tu aimes Chaykh. » C’est pour cette raison qu’il m’aimait d’un amour immense au point que fréquemment il restait auprès du Prophète salallâhou `alayhi wa salâm lors de sa visite et prolongeait son assise le temps de la durée permettant la lecture de cinq parties (Hizb du Qoran) ensuite il me disait : « Par Allah, en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité que Lui, sache que je ne prolonge cette assise auprès du Prophète salallâhou `alayhi wa salâm que dans des invocations en ta faveur. »

Dès lors, ses grâces et sa proximité avec Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou ne vont cesser de se manifester

Il a rapporté : « Je ne cessai de rester en compagnie de Sayyidi Muhammad Al-Ghâli à Médine la Lumineuse, jusqu’à ce qu’Allâh fit intervenir par sa pure faveur notre Chaykh, notre maître et notre lien avec notre Seigneur, Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou . »

Il dit en effet à Sayyidi Muhammad Al-Ghâli (qu’Allah l’agrée) : « J’ai déjà accordé à Chaykh ‘Oumar ibn Sa’id tout ce dont il a besoin de cette Tariqa parmi les Adhkar et les secrets, il ne t’incombe donc que de les lui transmettre.»

Aussi, il se conforma à l’ordre de Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou et après avoir prié le ‘Icha dans la Mosquée prophétique, il me prit par la main et me positionna face au Prophète salallâhou `alayhi wa salâm en direction de son noble tombeau. Il me remit ce que Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou lui demanda de me transmettre entre les mains de ce généreux Prophète (sur lui les meilleures prières et les plus pures salutations) afin qu’il soit témoin pour lui qu’il a bel et bien transmis et parfait ce qu’avait ordonné son enfant qui n’est autre que notre Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou . Que lui soient octroyées, de notre part, les meilleures choses qu’un Chaykh peut recevoir de son disciple, et c’est pour cela que je puis dire que je l’ai pris de Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou . » De cet instant il le désigna Khalife de Chaykh Ahmad at-tijâniyy radhiyallâhou ta `ala `anhou.

Tijaniyya

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    2 COMMENTAIRES
    • Dr Mouhamadou Bamba NDIAYE / février 13, 2017

      Et à son tour, l’Illustre Cheikh El Hadj Oumar Foutiyou TALL a transmis ces mêmes secrets à Cheikh Seydi El Hadj Malick SY, alors qu’il n’était même pas encore né – Quel prodige ! Et c’est dire que sa mission ne peut pas être poursuivie, en dehors de Maodo et de ses héritiérs attitrés (véritables khalifes de Cheikh Ahmad TIDJANI Chérif).

    • Samba Gaynaako pooli / mars 23, 2017

      Dr Mouhamadou Bamba NDIAYE, votre déduction finale est trop simpliste. Si la transmission suivait une logique parentale et consanguine, Oumar Al Foutiyou aurait bien pu laisser le legs à sa descendance puisqu’il avait le pouvoir de le confier à Alpha Mayéro pour Malick Fawade, qui du reste n’était pas encore né. Vos héritiers attitrés de Tivaoune ont juste le nom de famille SY, pour tout le reste, je vous renvoie aux leçons de Cheikh Mbacké SAKHO.

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